Les travaux publiés dans Nature Communications introduisent un élastomère fluoré réparable dans la couche pérovskite de cellules solaires flexibles afin de limiter les fissurations liées aux cycles thermiques et mécaniques. Le copolymère associe des segments rigides fluorés et des segments plus souples, avec des interactions dipôle-dipôle capables de favoriser la réparation et la dissipation des contraintes. Inséré aux joints de grains, l’élastomère crée une architecture grain-polymère-grain qui réduit la rigidité locale, améliore la cohésion intergranulaire et limite les déformations de réseau lors des variations de température. Le matériau agit donc à la fois comme renfort mécanique, modulateur de cristallisation et barrière hydrophobe. La portée est importante pour les photovoltaïques souples, car l’intégration sur substrats PET ou PEN exige des couches actives capables d’accompagner les déformations du support sans perdre leur continuité électronique.

https://www.nature.com/articles/s41467-026-74285-5_reference.pdf