Des chercheurs de la Northeastern University, dirigés par le professeur Guohao Dai, ont mis au point un hydrogel élastique destiné à la bio-impression 3D de tissus mous. Cette avancée pourrait ouvrir la voie à l’impression d’organes humains et de vaisseaux sanguins, marquant une étape significative en médecine régénérative.Les hydrogels, connus pour leur capacité à retenir l’eau, sont essentiels à la croissance cellulaire. Cependant, leur fragilité limitait jusqu’à présent leur utilisation en bio-impression. L’équipe de Dai a surmonté cet obstacle en développant un hydrogel élastique et biodégradable. Ce matériau est mélangé à des cellules vivantes, dissous dans une solution liquide, puis imprimé selon la forme souhaitée. Une exposition à une lumière bleue déclenche une photopolymérisation, rendant le gel élastique sans endommager les cellules.Après impression, les cellules se multiplient au sein de la structure. L’hydrogel étant biodégradable, il est progressivement remplacé par des polymères naturels produits par les cellules, comme le collagène et l’élastine, rendant ainsi l’implant entièrement compatible avec le corps humain. Bien que les vaisseaux sanguins imprimés jusqu’à présent soient encore trop fragiles pour supporter la pression sanguine, les chercheurs prévoient d’allonger la durée de culture à deux mois pour renforcer leur structure.