Des chercheurs de la FAMU-FSU College of Engineering ont démontré qu’il est possible de produire un polyuréthane sans recourir aux isocyanates toxiques habituellement utilisés. En combinant la lignine, polymère naturel abondant dans les parois cellulaires des plantes et sous-produit de l’industrie papetière, avec du dioxyde de carbone capté, ils ont obtenu un matériau aussi résistant et thermiquement stable que les polyuréthanes conventionnels, mais biodégradable et bien plus simple à fabriquer. Ce procédé réduit le nombre d’étapes de synthèse, diminue la consommation d’énergie et facilite la mise en forme du polymère, ouvrant la voie à une industrialisation compétitive. Au-delà de la valorisation d’un coproduit peu exploité, cette approche illustre comment la chimie verte peut transformer des déchets végétaux et du CO₂ en polymères fonctionnels, conciliant performance, sécurité et durabilité.
https://phys.org/news/2025-08-plastic-cell-walls-yield-versatile.html