Une récente vague législative aux États-Unis impose une révision fondamentale des formulations polymères destinées au conditionnement, ciblant spécifiquement l’élimination des composés persistants et la fin de vie des matériaux. Cette impulsion réglementaire contraint les industriels à reformuler les revêtements barrières par la substitution des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), dont la liaison carbone-fluor conférait une oléophobie jusqu’ici inégalée, au profit de nouvelles architectures macromoléculaires biodégradables ou inertes. Parallèlement, l’interdiction progressive du polystyrène expansé (PSE) dans la chaîne du froid et la restauration force l’adoption de structures alvéolaires alternatives, tandis que les exigences accrues sur l’épaisseur et la teneur en matière recyclée des films de polyéthylène nécessitent une maîtrise rhéologique pointue pour maintenir les propriétés mécaniques malgré l’hétérogénéité des intrants secondaires. Ces contraintes redéfinissent le paradigme de la performance matérielle, où la stabilité thermodynamique et l’aptitude au recyclage deviennent indissociables de la fonction protectrice, accélérant ainsi le déploiement de solutions « safe-by-design » à l’échelle industrielle.

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