Une percée méthodologique révèle la possibilité de convertir des déchets d’élastomères synthétiques, issus spécifiquement de gants en caoutchouc nitrile et styrène-butadiène, en matériaux adsorbants à haute performance pour la séquestration gazeuse. Afin de contourner l’incinération systématique de ces polymères d’usage unique, l’architecture macromoléculaire est d’abord fragmentée mécaniquement, puis soumise à une post-modification chimique radicale. Ce traitement repose sur une réduction catalysée par un complexe au ruthénium en présence d’hydrogène gazeux, permettant de fonctionnaliser le réseau covalent et d’y générer des sites actifs affines au dioxyde de carbone. Or, la topologie de ce nouveau sorbant solide démontre une sélectivité remarquable au sein d’effluents gazeux complexes, couplée à une inertie chimique exceptionnelle face aux contaminants corrosifs tels que les oxydes d’azote et de soufre . Parallèlement, l’interaction interfaciale s’avère totalement réversible : une simple élévation thermique induit la désorption du gaz capturé, autorisant ainsi la régénération complète et répétée de la matrice sans altérer son intégrité structurale. À l’inverse des synthèses onéreuses de sorbants vierges pétrosourcés, la maîtrise de cette dynamique réactionnelle insuffle une flexibilité opérationnelle inédite. La viabilité de ce procédé de recyclage avancé ouvre des débouchés technologiques et environnementaux majeurs, offrant une plateforme circulaire robuste pour déployer le piégeage du carbone à l’échelle industrielle tout en revalorisant des gisements massifs de déchets polymériques résiduels.

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