Les chercheurs de l’Université d’État de Pennsylvanie modélisent les états fondamentaux et excités des polarons dans le poly(3-hexylthiophène), ou P3HT, au moyen d’un modèle de liaisons fortes stabilisé par l’environnement diélectrique et paramétré par des calculs de premiers principes. Les résultats reproduisent le déplacement d’un pic d’absorption dans l’infrarouge moyen avec la longueur de chaîne ainsi que les différences entre architectures régiorégulières et régioaléatoires. Le mécanisme alternatif fondé sur les seules distorsions locales des cycles donne des énergies incompatibles avec les observations comparées. Pour le P3HT étudié, la polarisation diélectrique relie ainsi la stabilisation des charges aux signatures spectroscopiques.

Lien : https://journals.aps.org/prmaterials/abstract/10.1103/bb7h-h564