De récentes études montrent que les dispositifs médicaux à usage unique (seringues, perfusions, poches sanguines) peuvent libérer des microplastiques lors de la stérilisation ou directement dans le sang via leur usage (ex. perfusions, PCI). Les matériaux étudiés révèlent que le PP et le PS sont particulièrement fragilisés, libérant davantage de particules que le PVC. Des travaux indiquent que ces fragments pourraient altérer systèmes reproductif, neurologique et cardiovasculaire chez l’animal, mais les effets réels sur la santé humaine restent incertains, faute de méthodes standardisées et d’évaluations robustes. Réglementairement, seules les microbilles cosmétiques sont bannies aux États-Unis (depuis 2015), et l’UE encadre progressivement les microparticules polymères via REACH. Malgré ces signaux d’alerte, les plastiques conservent une place incontournable en médecine par leur biocompatibilité, leur rôle dans la prévention des infections et leur coût maîtrisé. La tension entre sécurité sanitaire immédiate et pollution microplastique illustre ainsi un dilemme majeur de l’ère du tout-jetable.
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