Une équipe de chercheurs de l’University of California, Riverside a démontré que l’exposition quotidienne à des fragments de polymères de taille microscopique, issus d’emballages, de textiles ou d’autres produits plastiques, peut accélérer la formation de plaques d’athérosclérose chez des souris mâles, tandis que les femelles ne présentaient pas d’aggravation équivalente. L’étude a utilisé un modèle murin prédisposé à l’athérosclérose, soumis à une dose environnementale de micro-plastiques pendant plusieurs semaines, et a montré que la charge lipidique sanguine et le poids corporel restaient inchangés, ce qui suggère que le mécanisme d’action ne passe pas par les voies métaboliques classiques. Des analyses de séquençage unicellulaire ont révélé que les cellules endothéliales, qui tapissent les vaisseaux, étaient particulièrement perturbées : les micro-plastiques se sont infiltrés jusqu’à la couche endothéliale, ont modifié l’expression de gènes pro-athérogènes et altéré la proportion de certains sous-types cellulaires impliqués dans l’inflammation vasculaire. Cette avancée souligne la dimension potentiellement directe des polymères de dispersion environnementale sur la santé cardiovasculaire et suggère un nouveau levier technologique et réglementaire : mieux intégrer l’impact des micro-plastiques à la conception, à la recyclabilité et à la gestion des matériaux polymères dans le but de limiter l’exposition humaine et ses effets à long terme.
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