Une avancée technologique récente permet de résoudre le dilemme persistant de la pollution microplastique générée par les vecteurs d’encapsulation industriels grâce à l’élaboration de capsules polymères intégralement biosourcées et à cycle de vie réversible. Cette approche novatrice repose sur une stratégie de polymérisation par photocycloaddition interfaciale en milieu aqueux hétérogène, mobilisant des monomères dérivés de ressources naturelles telles que l’acide cinnamique et le glycérol. Contrairement aux méthodes conventionnelles nécessitant des catalyseurs ou des initiateurs chimiques, ce procédé exploite une réaction de dimérisation [2π + 2π] induite par irradiation lumineuse spécifique pour former in situ une coque réticulée robuste autour des gouttelettes d’émulsion. L’architecture macromoléculaire résultante démontre une stabilité exceptionnelle au stockage et une capacité de rétention hermétique des substances actives de faible poids moléculaire, qu’il s’agisse de fragrances ou d’agents agrochimiques. Toutefois, la singularité de ce matériau réside dans sa dégradabilité duale « à la demande » : la matrice peut être déconstruite soit par un mécanisme de rétro-photocycloaddition sous exposition à une longueur d’onde courte, soit par hydrolyse chimique des liaisons esters, garantissant un retour intégral aux monomères constitutifs sans génération de résidus persistants. En conciliant performance d’usage et fin de vie maîtrisée, cette innovation offre une alternative durable aux microcapsules synthétiques traditionnelles pour les secteurs de la cosmétique et de la vectorisation thérapeutique.

https://phys.org/news/2026-01-technology-naturally-derived-monomers-degradable.html