Une étude récente met en lumière une voie de synthèse de polyuréthanes dépourvue d’isocyanates, en substituant ces intermédiaires très réactifs par des dicarbamates considérés comme non toxiques et préparés à partir de CO2 et de méthanol via réaction avec des diamines sous haute pression. Le schéma réactionnel conserve l’architecture uréthane attendue : les motifs obtenus sont annoncés comme indiscernables de ceux issus des voies conventionnelles, ce qui permet de transposer les savoir-faire de formulation et de viser des performances mécaniques et viscoélastiques comparables. Sur le plan procédé, un système modulaire est décrit, où le dicarbamate déclenche la polyaddition, des diols polymères règlent l’assouplissement et des allongeurs de chaîne pilotent la réticulation, avec une mise en œuvre par fusion, agitation à température élevée puis refroidissement avant caractérisations (résistance, élasticité, aptitude adhésive). À l’inverse des isocyanates, la moindre réactivité des dicarbamates impose une cinétique plus lente, mais rend le suivi industriel plus maîtrisable, limitant rebuts et dérives de qualité tout en allégeant les contraintes HSE lors de la fabrication. Parallèlement, des voies de recyclage de polyuréthanes en fin de vie sont explorées, afin de réintroduire la matière dans de nouvelles formulations, et des démonstrateurs visent des tubes de cathéter biocompatibles ainsi que des adhésifs d’assemblage, ouvrant une trajectoire crédible vers une production de PUR plus sûre et industrialisable à empreinte carbone réduite.

https://phys.org/news/2026-02-sustainable-polyurethane-production-toxic-isocyanate.html