Des travaux récents décrivent un hydrogel fondé sur un polysaccharide naturel, conçu pour associer motilité autonome et activité de piégeage des espèces réactives de l’oxygène dans un même objet mou. L’originalité du système réside dans l’intégration, au sein d’un réseau hydrogel biocompatible, de fonctions capables de produire une réponse cinétique dirigée tout en conservant les attributs attendus d’un biomatériau souple, hydraté et administrable. La matrice joue ici plusieurs rôles simultanés : support structural, réservoir de diffusion, interface avec le milieu physiologique et plateforme de détoxification chimique. Cette multifonctionnalité confère au matériau un comportement qui dépasse celui d’un simple vecteur passif, puisqu’il peut se déplacer, interagir avec son environnement et exercer une action locale sur un stress oxydant pathologique. Une telle convergence entre architecture réticulée, dynamique de gonflement et fonctionnalisation réactive ouvre des perspectives particulièrement fécondes pour la cicatrisation, l’administration localisée d’agents actifs ou la conception de micromatériaux thérapeutiques inspirés du vivant. Sur le plan industriel, cette famille d’hydrogels pourrait nourrir de nouvelles générations de dispositifs injectables ou de pansements intelligents à base de ressources biosourcées. (American Chemical Society Publications)
https://pubs.acs.org/doi/10.1021/acsapm.6c00359?goto=supporting-info