Les travaux récents publiés dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) développent une séquence chimique et biologique capable de convertir la lignine du bois en acide adipique, intermédiaire majeur des polyamides. La démarche commence par une fractionation catalytique réductrice de la biomasse lignocellulosique pour produire une huile phénolique, puis associe hydrotraitement, oxydation et bioconversion par une bactérie modifiée afin d’orienter le mélange vers un précurseur convertible en acide adipique. L’intérêt est de valoriser une fraction de la biomasse longtemps brûlée ou sous-exploitée, en la connectant à un monomère de grande importance industrielle. La contribution reste à l’interface de la catalyse, de la biotechnologie et de la chimie des polymères : elle ne constitue pas encore une route industrielle établie, mais elle démontre qu’un flux lignine complexe peut être transformé en brique de polyamide avec une logique intégrée. Les prochains verrous portent sur les rendements, la tolérance aux essences variées, les catalyseurs, les solvants et l’économie globale du procédé.
https://phys.org/news/2026-06-years-overlooked-material-poised-reshape.html