L’article conçoit des adhésifs polyuréthane qui associent la processabilité des thermoplastiques et la tenue mécanique de réseaux thermodurcissables. L’architecture repose sur des réseaux dynamiques de longueurs caractéristiques différentes, complétés par des cristallites, des domaines de phase dure et des liaisons hydrogène faibles. Cette structuration multi-échelle renforce à la fois la cohésion interne et l’adhésion aux interfaces, tandis que des domaines hydrophobes contribuent à la résistance environnementale. Les liaisons dynamiques permettent le retraitement et soutiennent une logique de recyclabilité, sans imposer une rupture complète avec les chimies polyuréthane existantes. Le travail apporte une réponse à un compromis fréquent des adhésifs structuraux : augmenter l’énergie de décohésion sans perdre la capacité de mise en œuvre, de réparation ou de retraitement. La portée applicative concerne les assemblages durables, les matériaux multicouches et les systèmes où l’adhésion doit rester forte tout en permettant une fin de vie mieux maîtrisée.

https://www.nature.com/articles/s41467-026-72658-4