Contexte : La contamination de l’eau par des polluants organiques constitue un enjeu majeur pour l’environnement et la santé publique. Les polluants de faible taille (< 10 nm), tels que les pesticides, les composés phénoliques ou les colorants, coexistent avec des polluants plus complexes comme les nanoplastiques (> 100 nm), issus de la fragmentation des macroplastiques. Ces polluants présentent une structure amphiphile favorisant des mécanismes d’adsorption spécifiques, mais aussi une grande surface
spécifique entraînant l’adsorption d’autres contaminants, voire d’agents pathogènes. Les technologies actuelles de traitement de l’eau reposent principalement sur des procédés de séparation ou d’adsorption, qui montrent cependant des limites en termes d’efficacité, de durabilité et de recyclabilité. Le développement de nouvelles approches plus performantes et respectueuses de l’environnement apparaît donc nécessaire.
Objectifs : L’objectif de cette thèse est de développer des matériaux innovants capables d’assurer à la fois la capture et la dégradation de polluants organiques en milieu aqueux. Le projet s’inscrit dans une démarche de chimie durable, en s’appuyant sur des matériaux conçus à partir de composants peu toxiques et modulables, dérivés des solvants eutectiques. Les travaux viseront à concevoir des matrices capables d’interagir avec une large diversité de polluants tout en étant compatibles avec des mécanismes de dégradation biologique. Une attention particulière sera portée à l’équilibre entre les propriétés physico-chimiques, thermiques et mécaniques du matériau, son efficacité de capture et sa capacité à favoriser la dégradation des contaminants.
À terme, cette thèse ambitionne de contribuer au développement de solutions durables pour le traitement de l’eau et la réduction de l’impact environnemental des polluants émergents.

Publié le 18/01/2026