Une publication sectorielle récente met en avant un enjeu devenu central pour l’intégration de matières recyclées dans les emballages alimentaires : la capacité à démontrer, par des méthodes d’évaluation robustes, que les plastiques recyclés peuvent être employés sans compromettre la sécurité sanitaire. Le verrou ne réside pas seulement dans la qualité mécanique ou optique de la matière régénérée, mais dans la maîtrise des contaminants potentiels, de leur migration et de leur variabilité selon l’origine des déchets. Pour les polymères destinés au contact alimentaire, cette exigence impose une approche beaucoup plus fine que le simple contrôle de formulation : il faut qualifier le gisement, documenter les procédés de décontamination, vérifier l’aptitude au contact et établir des critères reproductibles de conformité. Ce type de démarche est particulièrement important pour le PET, mais il concerne plus largement toutes les filières qui ambitionnent d’introduire davantage de contenu recyclé dans des usages sensibles. Sur le plan industriel, la portée est majeure : sans outils d’évaluation crédibles, le recyclage alimentaire reste limité par la défiance réglementaire et la difficulté de preuve ; avec des méthodes stabilisées, il peut devenir une voie plus sûre pour concilier circularité, exigences sanitaires et montée en taux de matière recyclée.