Une nouvelle approche exploite des microgels souples comme agents de capture capables d’adhérer à des microplastiques de nature variée et de favoriser leur rassemblement aux interfaces. Le principe repose sur des interactions multivalentes : au lieu de chercher une reconnaissance chimique unique, les particules de gel offrent une surface déformable capable de multiplier les contacts faibles avec des fragments de plastiques hétérogènes. Cette logique est particulièrement intéressante pour le traitement des eaux, car les microplastiques environnementaux présentent des morphologies, des charges de surface et des états d’oxydation très différents selon leur origine et leur vieillissement. Le système ne se limite donc pas à une famille de polymères idéale, mais vise une robustesse d’interaction dans un milieu complexe. Sur le plan des procédés, l’intérêt réside dans l’agrégation induite, qui transforme des particules dispersées et difficiles à retirer en ensembles plus manipulables par séparation interfaciale ou filtration. Le débouché industriel se situe dans les technologies de dépollution douce, avec un potentiel pour des modules compacts de traitement d’eaux usées ou d’effluents chargés en fragments plastiques.

https://advanced.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1002/advs.75293