Les travaux conduits au MIT introduisent de faibles quantités de réticulants mécanophores dans des polymères courants afin d’améliorer la dissipation d’énergie lors d’impacts. Ces liaisons sensibles à la force sont réparties dans le matériau et se rompent localement lorsque l’impact impose une contrainte élevée, ce qui dissipe une partie de l’énergie et dévie la propagation des fissures. Les systèmes étudiés incluent notamment le polystyrène et un caoutchouc de type SBS, deux matrices aux comportements mécaniques très différents. L’intérêt du concept est de transformer une rupture chimique contrôlée en mécanisme de protection mécanique, sans modifier intégralement la composition du polymère. La portée concerne les matériaux de protection, emballages résistants aux chocs, composants sportifs ou pièces exposées aux impacts, avec une logique de conception dans laquelle des liaisons sacrificielles programmées améliorent la tenue sans rendre la matrice uniformément plus rigide.