Une étude globale récente quantifie pour la première fois l’ampleur systémique de la valorisation thermique sauvage des résines post-consommation au sein des communautés précaires. Ce phénomène, qualifié d’empilement de combustibles, exploite le pouvoir calorifique élevé des polyoléfines et autres thermoplastiques de commodité pour pallier la pénurie de biomasse traditionnelle, transformant un gisement de matière non géré en source d’énergie domestique de substitution. L’analyse révèle que cette combustion à ciel ouvert, opérée sans contrôle de la stœchiométrie ni filtration, constitue un mécanisme de dégradation oxydative anarchique qui libère des aérosols carbonés complexes et des composés organiques volatils persistants au lieu de permettre une régénération des chaînes macromoléculaires. Cette pratique, symptôme d’une défaillance structurelle des filières de collecte, expose les populations à des cocktails de polluants atmosphériques tout en soustrayant des volumes massifs de polymères à l’économie circulaire. Ces travaux soulignent l’urgence critique de déployer des infrastructures de gestion des déchets capables de capter cette valeur matière avant qu’elle ne se dissipe en vecteurs de toxicité environnementale.
… Des familles cuisinent au plastique faute de moyens … Cette vidéo de terrain illustre concrètement le phénomène de « fuel stacking » décrit dans l’article, montrant comment le coût des combustibles traditionnels pousse les ménages à utiliser les déchets plastiques comme source d’énergie primaire malgré les risques sanitaires évidents.