Une étude récente met en lumière les avancées majeures inhérentes à la déconstruction ciblée des réseaux polymères, consolidant le recyclage chimique comme une stratégie incontournable de valorisation. Or, contrairement à la fragmentation mécanique qui induit une détérioration inexorable des chaînes aliphatiques ou aromatiques, les procédés solvolytiques contemporains garantissent l’isolement des monomères avec un niveau de pureté exceptionnel. Parallèlement, la pyrolyse et le craquage catalytique des polyoléfines exigent un apport thermique intense pour rompre les liaisons covalentes, générant in fine des fractions hydrocarbonées directement réinjectables dans l’industrie pétrochimique. À l’inverse, des résines de condensation telles que le PET ou le PA6 subissent préférentiellement une dépolymérisation par méthanolyse ou glycolyse. Lors de cette étape, l’attaque nucléophile sur les groupements esters ou amides provoque un effondrement drastique de la masse molaire. Toutefois, les zones de haute cristallinité au sein de l’architecture macromoléculaire opposent une forte résistance cinétique à la diffusion des réactifs, rendant impérative l’intégration de systèmes catalytiques sophistiqués visant à minimiser la barrière d’activation. Après purification et repolymérisation, les extrudats obtenus restituent des profils thermomécaniques et une intégrité rhéologique indiscernables de ceux des résines vierges. Cette ingénierie moléculaire de rupture ouvre ainsi des perspectives industrielles colossales, viabilisant la production pérenne d’emballages de grade alimentaire ou de composites structuraux complexes, indépendamment des gisements fossiles.

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