L’exploration approfondie des mécanismes de vapocraquage met en lumière la nécessité impérieuse de décarboner la filière de synthèse couplée de l’éthylène et du chlore, socle de la production plastique contemporaine. Or, l’obtention d’oléfines à haute valeur ajoutée repose historiquement sur la fragmentation thermique d’intrants fossiles tels que le naphta, un processus hautement énergivore générant une empreinte carbone substantielle. Face à l’urgence climatique, l’évolution de cette architecture de production s’oriente inexorablement vers une électrification massive des infrastructures. Ce basculement technologique cible préférentiellement les fours de craquage et les équipements rotatifs, visant à substituer l’apport calorifique fossile par une force motrice et thermique décarbonée. Toutefois, la transition vers la neutralité environnementale engendre des compromis macroéconomiques complexes. À l’inverse d’une stratégie misant exclusivement sur des investissements restreints au détriment de l’autonomie commerciale, les trajectoires de rupture prônent le déploiement d’une filière de recyclage exhaustive. La réintégration de flux polymériques secondaires au sein de la chaîne de valeur permet de pallier la dépendance aux monomères vierges. Parallèlement, cette refonte systémique de l’ingénierie de synthèse préserve strictement l’intégrité rhéologique et thermomécanique des thermoplastiques dérivés, tout en consolidant une boucle de valorisation matière ininterrompue. L’optimisation synergique de ces procédés de transformation ouvre ainsi des perspectives industrielles colossales, viabilisant une pétrochimie souveraine et éco-conçue pour le marché des commodités et la fabrication de pièces structurelles durables.