Une nouvelle approche d’ingénierie macromoléculaire permet désormais de surmonter la fragilité intrinsèque des réseaux organiques covalents (COF) en milieu corrosif grâce à l’élaboration de membranes à liaisons thiazole entièrement conjuguées. En mobilisant une stratégie de synthèse duale solvant-monomère, des chercheurs ont réussi à orchestrer l’auto-agrégation interfaciale de précurseurs amphiphiles, catalysant ainsi la formation de films polycristallins continus par polycondensation in situ. L’architecture résultante se distingue par une topologie plane riche en hétéroatomes d’azote et de soufre spatialement exposés, lesquels génèrent un réseau dense de paires d’électrons libres. Cette configuration singulière induit la formation spontanée d’une couche d’hydratation protectrice autour des nœuds de réticulation, blindant le squelette contre l’hydrolyse acide tout en modulant finement les interactions électrostatiques à longue portée. Contrairement aux structures imines classiques, ce matériau démontre une robustesse chimique exceptionnelle et une permsélectivité rigoureuse, discriminant les contaminants pharmaceutiques volumineux des sels inorganiques par exclusion stérique et répulsion de charge. Cette avancée technologique ouvre des perspectives industrielles majeures pour la valorisation des effluents acides complexes et le dessalement moléculaire de haute précision.
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