Contexte. Les polyhydroxyalcanoates (PHAs), biopolyesters produits par des micro-organismes et capables de réintégrer naturellement les cycles biogéochimiques, présentent un fort potentiel pour réduire l’empreinte plastique. Cependant, leur mise en œuvre en formulations complexes — mélanges de biopolymères, composites, architectures multicouches — bien qu’indispensable pour ajuster leurs propriétés fonctionnelles, peut modifier leur comportement en fin de vie. Par ailleurs, les premières étapes de la biodégradation, en particulier la biodétérioration et la biofragmentation, ainsi que les dynamiques microbiennes associées, restent insuffisamment comprises.
Objectifs. Dans ce contexte, cette thèse vise à élucider le rôle de la formulation et de la microstructure des matériaux à base de PHAs dans les mécanismes physico-chimiques et biologiques de leur biodégradation. La thèse sera structurée autour de deux questions fondamentales : (1) comment la microstructure et l’architecture des matériaux gouvernent-elles les processus de biodétérioration et de biofragmentation ? (2) en quoi les propriétés des matériaux déterminent-elles la structuration, la succession et l’activité des communautés microbiennes impliquées ?