Le réseau
- Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
- Des membres de la recherche académique et des industriels.
- Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
- Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
- Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
- Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).
L'organisation
- Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
- Des sections régionales couvrant tout le territoire français
- Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.
La structure de veille et de réflexion prospective
- Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
- Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
- Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.
Actualités
Inn-Pressme : plateforme européenne pour des biomatériaux innovants
Le projet européen Inn-Pressme, lancé en 2021 et financé par Horizon 2020, vise à développer et à accélérer la mise sur le marché de produits biosourcés pour des secteurs tels que l’emballage et les transports. Ce consortium de 27 partenaires, dont des centres de recherche et des entreprises, met en avant des innovations comme l’utilisation de (nano)cellulose et de bioplastiques renforcés par des fibres naturelles.
Grâce à des lignes pilotes de pointe, telles que l’extrusion-compoundage et la coextrusion multinanocouche, le projet optimise les propriétés des biomatériaux pour surpasser leurs homologues pétrosourcés. Des exemples incluent des boîtes de transport en biopolymères et des pièces automobiles en PLA renforcé de fibres de chanvre.
L’OITB (Open Innovation Test Bed) d’Inn-Pressme propose un guichet unique pour faciliter l’accès aux services technologiques et promouvoir une économie circulaire durable en Europe.
Avancées dans les films minces
Le secteur de l’emballage flexible connaît une forte croissance, soutenue par l’efficacité de son ratio produit/emballage. Les dernières innovations incluent des films composites antistatiques, des poches recyclables pour produits ménagers, et des films biodégradables à base de cellulose. Des marques comme Amcor et Jindal Films Europe investissent dans des solutions durables, tandis que des recherches sur les nanocomposites PLA/cellulose montrent un potentiel pour de nouveaux matériaux. PepsiCo et d’autres explorent des résines bio-sourcées pour réduire l’empreinte carbone des emballages.
https://www.plasticstoday.com/packaging/breaking-news-in-flexible-plastic-packaging
Les polymères récompensés aux Automotive Innovation Awards 2024
La 53e édition des Automotive Innovation Awards de la SPE a mis en lumière l’importance des polymères dans l’industrie automobile. Un exemple marquant est le hub de refroidissement en plastique de la Ford Mustang Mach-E 2025, qui intègre plusieurs composants en un seul élément, illustrant comment la science des polymères simplifie les systèmes tout en augmentant leur efficacité et légèreté. Ces innovations démontrent le rôle essentiel des polymères pour concevoir des véhicules plus performants et durables.
Les fibres biosourcées : un risque environnemental supérieur aux plastiques conventionnels ?
Une étude récente, publiée dans Environmental Science & Technology, révèle que certaines fibres biosourcées pourraient être plus nocives pour l’environnement que les plastiques conventionnels qu’elles sont censées remplacer. Cette recherche, menée par l’Université de Plymouth et soutenue par le projet BIO-PLASTIC-RISK, a évalué l’impact de fibres de polyester classiques et de fibres biosourcées (viscose et lyocell) sur les vers de terre, essentiels à la santé des sols.
Les résultats sont frappants : à forte concentration, jusqu’à 80 % des vers exposés à la viscose sont morts en 72 heures, contre 30 % pour le polyester. De plus, à des concentrations réalistes, la viscose a entraîné une réduction de la reproduction des vers, tandis que le lyocell a induit un ralentissement de la croissance et un comportement de creusement accru.
Nouveau procédé pour éliminer les PFAS : une avancée cruciale pour l’industrie des semi-conducteurs
Des chercheurs de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign ont mis au point un système électrochimique innovant capable de capturer, concentrer et détruire des mélanges de PFAS, y compris les versions ultra-courtes, en un seul processus. Cette avancée, publiée dans Nature Communications, intègre l’électrodialyse redox et l’électrosorption pour une efficacité accrue, même face aux PFAS de petite taille, comparables aux ions salins.
Le procédé utilise une membrane de nanofiltration peu coûteuse, évitant le colmatage rapide des membranes traditionnelles et facilitant l’élimination des contaminants à l’aide d’un champ électrique. Cette technologie concentre ensuite les PFAS, simplifiant leur destruction par oxydation électrochimique en ions fluorure.
https://phys.org/news/2024-11-pfas-aims-pollution-semiconductor-industry.html
Des catalyseurs prometteurs pour transformer les microplastiques en carburant utilisable
Les microplastiques, omniprésents et dangereux pour l’environnement, constituent un défi majeur. Dr. Manish Shetty de l’Université Texas A&M travaille à leur décomposition avant qu’ils ne pénètrent dans les écosystèmes. Son approche utilise des solvants faiblement dosés agissant comme sources d’hydrogène pour décomposer les polymères de condensation, tels que le PET, en composés aromatiques réutilisables comme le p-xylène, un précurseur pour carburants et produits chimiques.
En exploitant des catalyseurs capables de transférer et d’utiliser l’hydrogène libéré par des porteurs organiques, cette méthode offre une solution innovante pour la gestion des déchets et la durabilité dans l’industrie chimique. Shetty souligne que ce procédé pourrait contribuer à l’abandon progressif des combustibles fossiles, notamment en intégrant l’hydrogène vert produit par électrolyse de l’eau, ouvrant la voie à des applications de valorisation des déchets en milieu urbain.
https://phys.org/news/2024-11-catalysts-potential-microplastics-usable-fuel.html
Polyéthylène fonctionnalisé : de nouvelles propriétés antibactériennes pour des applications durables
Le polyéthylène (PE), reconnu pour sa polyvalence et sa durabilité, reste limité par sa faible réactivité chimique. Pour repousser ces limites, l’incorporation de groupes fonctionnels polaires, tels que les amines, représente une avancée prometteuse. Grâce au procédé de l’hydroaminoalkylation, des chercheurs ont réussi à aminer le PE de manière efficace et à transformer ces amines en groupes ammonium antibactériens.
Sous l’impulsion de Saeed Ataie et de son équipe à l’Université de la Colombie-Britannique, ce procédé catalytique permet de modifier le PE en une seule étape, évitant la dégradation du polymère et travaillant sous conditions douces. L’ajout de groupes amines a montré une amélioration des propriétés physiques et chimiques du PE, notamment une cristallisation plus rapide et une meilleure hydrophilie.
La conversion des groupes amines en groupes ammonium, grâce à un traitement acide, confère au PE des propriétés antibactériennes puissantes, détruisant efficacement les membranes cellulaires des bactéries. Testé contre Staphylococcus aureus, ce PE modifié a démontré une élimination complète des bactéries en un temps d’exposition court, ouvrant la voie à des applications pratiques comme les revêtements antibactériens.
Une percée catalytique pour le recyclage des polyoléfines : promesse et défis
Des chercheurs de l’université de Berkeley ont mis au point un procédé innovant pour le recyclage des polyéthylènes (PE) et polypropylènes (PP), principaux contributeurs aux déchets plastiques mondiaux. Utilisant une combinaison de catalyseurs solides à base de sodium sur alumine et d’oxyde de tungstène sur silice, ce procédé décompose ces polymères en gaz hydrocarbonés, tels que le propylène et l’isobutylène, réutilisables dans la fabrication de nouveaux plastiques.
Avec un rendement de transformation atteignant 90 % pour des mélanges PE/PP, cette technologie promet une avancée vers une économie circulaire, réduisant la dépendance au pétrole et les émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, des défis subsistent : la température de catalyse élevée (600 °C) implique une consommation énergétique importante et un potentiel de formation de dioxines, tandis que le coût de production pourrait être non compétitif face aux plastiques vierges en raison des besoins en tri et en nettoyage des matières premières.
Remplacer les PFAS : innovations prometteuses en revêtements polymères
Les PFAS, bien que toxiques et persistants dans l’environnement, demeurent irremplaçables en raison de leurs propriétés uniques. Cependant, le Fraunhofer IFAM a développé des solutions de substitution efficaces, notamment dans le domaine médical, où ces substances sont couramment utilisées. En exploitant la chimie des organosilicones, les chercheurs ont mis au point des revêtements biocompatibles et inertes, adaptés aux normes strictes du secteur. Des revêtements tels que ReleasePLAS® et PLASLON® offrent des propriétés de non-adhérence et de libération sans agent, facilitant la production sans compromettre la performance. Ces solutions innovantes seront présentées lors du salon COMPAMED 2024, ouvrant de nouvelles perspectives pour des applications médicales et industrielles durables.
Nouveau procédé pour des thermoplastiques plus performants : cristaux stéréocomplexes
Des chercheurs de la TU Eindhoven, en collaboration avec le BESSY II, ont mis en lumière un procédé innovant améliorant la résilience des mélanges thermoplastiques à base de PLA (acide polylactique) et de PVDF (polyfluorure de vinylidène). L’étude, publiée dans ACS Applied Materials & Interfaces, révèle que l’ajout de copolymères PLA spécifiques (comme SAD) favorise la formation de couches cristallines stéréocomplexes aux interfaces des phases polymères. Ces couches, observées grâce à la spectroscopie infrarouge et à l’imagerie nano-IR sur la ligne IRIS de BESSY II, augmentent la température de cristallisation et améliorent le transfert des contraintes mécaniques, avec une extension à la rupture accrue jusqu’à 250 %. Cette avancée ouvre la voie à la création de polymères à hautes performances compatibles, essentiels pour des applications exigeantes en durabilité et résistance.
Découvrir/adhérer au GFP
Nouveautés
Commission Enseignement
Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».
L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.
Sociétés Savantes et partenaires
Adhérer au GFP / Grille tarifaire
23 rue du Loess, BP 84047
67034 STRASBOURG Cedex2
web : https://www.gfp.asso.fr, Secrétaire general : gfp@gfp.asso.fr,
Secrétariat : secretariat@gfp.asso.fr,
webmaster : webmaster@gfp.asso.fr

Innovations Report 















