Le réseau

  • Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
  • Des membres de la recherche académique et des industriels.
  • Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
  • Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
  • Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
  • Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).

L'organisation

  • Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
  • Des sections régionales couvrant tout le territoire français
  • Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.

La structure de veille et de réflexion prospective

  • Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
  • Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
  • Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.

A ne pas manquer !!!

Prix GFP 2026 : date limite 2 Avril 2026

     

Actualités

Une enzyme ancestrale au service d’un éthylène biosourcé

Des chercheurs de l’Université d’État de l’Ohio ont franchi une étape cruciale vers une alternative durable à la production d’éthylène, une molécule-clé pour la fabrication de plastiques. Leur étude, publiée dans Nature Catalysis, révèle la structure et le fonctionnement d’une enzyme bactérienne, la methylthio-alkane réductase (MAR), capable de produire de l’éthylène à partir de composés soufrés organiques. Proche cousine des enzymes de type nitrogenase impliquées dans la fixation de l’azote, MAR se distingue par un complexe métal-soufre sophistiqué, mis en évidence grâce à la cryo-microscopie électronique. En dévoilant les mécanismes moléculaires de cette transformation biochimique, les chercheurs ouvrent la voie à une production d’éthylène non fossile, via ingénierie enzymatique, en exploitant la chimie du vivant pour construire les matériaux de demain.
https://www.eurekalert.org/news-releases/1103874

Une lumière sur l’invisible : des canaux à l’échelle angström créés par l’eau UV

Des chercheurs chinois ont mis au point une méthode ingénieuse pour sculpter des canaux minuscules — de l’ordre de l’angström — dans des membranes polymères, grâce à l’action combinée de l’eau et de la lumière ultraviolette. Ce processus, baptisé « UV-water » (UV-W), repose sur la génération de radicaux hydroxyles très réactifs capables de sectionner les chaînes polymères de l’intérieur, ouvrant ainsi des passages ultra-fins pour une séparation ionique d’une précision inédite. En ajustant le temps d’exposition UV, les chercheurs contrôlent la taille et la chimie de ces pores, capables de filtrer finement les ions selon leur charge, comme séparer le lithium du magnésium. Cette technologie pourrait transformer les procédés de dessalement, d’extraction de métaux critiques ou encore d’alimentation en énergie propre, en associant chimie radicalaire et ingénierie membranaire avec une finesse atomique.
https://www.eurekalert.org/news-releases/1103981

Une seule molécule, deux polarités : une avancée dans l’électronique organique

Des chercheurs sud-coréens ont réussi à transformer un polymère conducteur de type p en un matériau de type n, simplement en ajustant la concentration d’un dopant, l’or(III) chlorure. Cette découverte, publiée dans Advanced Materials, dévoile comment une simple modification chimique induit une réorganisation structurale de la chaîne polymère, modifiant ses propriétés électroniques. Grâce à cette percée, un seul polymère peut remplir les deux rôles essentiels dans une diode, simplifiant la fabrication des dispositifs électroniques souples comme les écrans étirables ou la peau électronique. Une avancée qui illustre l’importance de la chimie de précision pour concevoir l’électronique du futur.

https://www.eurekalert.org/news-releases/1104133

Polyuréthane hydrodispersible à cristallisation retardée : une voie verte vers des élastomères ultra-performants

Des chercheurs chinois ont mis au point un polyuréthane hydrodispersible (WPUE) dont les performances mécaniques rivalisent avec celles des polyuréthanes thermoplastiques classiques (TPUE), tout en étant synthétisé en milieu aqueux, sans solvants organiques volatils. Ce matériau, doté d’une ténacité record de 0,96 GJ/m³ et d’une résistance à la traction de 81,8 MPa, doit ses propriétés exceptionnelles à un mécanisme inédit baptisé « réponse de cristallisation retardée » (Delayed Crystallization Response, DCR). Conçu à partir de monomères symétriques favorisant une biphase dynamique et hiérarchisée, le WPUE reste amorphe lors des premières déformations : les domaines durs se fragmentent et se mêlent aux segments mous sans rupture. À partir d’un taux d’allongement élevé (λ ≈ 20), l’alignement coopératif des chaînes déclenche une co-cristallisation simultanée des deux phases, renforçant drastiquement la résistance et la dissipation d’énergie. Les liaisons hydrogène réversibles jouent un rôle central en absorbant les contraintes et en guidant l’auto-organisation structurale. Cette architecture confère au matériau transparence, élasticité extrême et stabilité thermique jusqu’à 250 °C. La stratégie DCR offre un nouveau paradigme pour les polymères auto-renforçants, conciliant durabilité, performance mécanique et compatibilité environnementale. En démontrant qu’un procédé à base d’eau peut surpasser les élastomères issus de solvants, cette étude ouvre la voie à une génération d’élastomères durables à haute valeur ajoutée pour les domaines de la protection, de la robotique souple et du design industriel responsable.

Transformer le polystyrène en nylon : un recyclage hybride prometteur

Le polystyrène, omniprésent dans les emballages et objets du quotidien, reste un cauchemar écologique : difficile à recycler, il finit souvent incinéré ou enfoui. Une équipe de chercheurs vient de franchir une étape décisive en proposant une méthode hybride, à la croisée de la chimie et de la biotechnologie, pour le transformer en acide adipique – un ingrédient clé du nylon.
Le processus commence par une dépolymérisation chimique du polystyrène en acide benzoïque. Cette transformation s’appuie sur une réaction d’oxydation catalytique optimisée, rendue plus efficace grâce à un solvant innovant : l’acide benzoïque lui-même. Ce choix permet une dissolution homogène du plastique, facilitant sa conversion.
Deuxième étape : l’acide benzoïque est ensuite métabolisé par une bactérie génétiquement modifiée (Pseudomonas putida), qui le transforme en acide muconique. Enfin, une simple hydrogénation catalytique permet d’obtenir de l’acide adipique, composant essentiel du nylon 6,6.
Cette filière complète de recyclage transforme un plastique problématique en un produit à haute valeur ajoutée, avec des émissions de gaz à effet de serre considérablement réduites par rapport à la voie pétrochimique classique. Elle ouvre des perspectives concrètes pour une économie circulaire des plastiques, en combinant innovations catalytiques et savoir-faire biologique.

 

PolyMetriX : un écosystème open source pour standardiser la chimie numérique des polymères

PolyMetriX propose une bibliothèque Python unifiée qui couvre l’ensemble du flux de travail en chimie des polymères assistée par données, de l’accès aux jeux de données jusqu’à l’entraînement et l’évaluation des modèles. L’innovation clé réside dans une featurisation hiérarchique qui extrait des descripteurs au niveau du polymère complet, de l’ossature et des chaînes latérales, surmontant les limites des empreintes de type Morgan et améliorant la robustesse en extrapolation. La plateforme s’appuie sur un jeu de référence Tg et introduit des stratégies de découpe des données adaptées aux polymères (LOCOCV, splits fondés sur la propriété) qui testent la généralisation dans des scénarios proches de la découverte de matériaux. Conçue avec une API modulaire inspirée de matminer/scikit-learn, elle harmonise l’ingestion de données, la représentation chimique (RDKit, PSMILES) et l’intégration modèle, tout en prenant en charge des systèmes multi-composants (mélanges polymère-molécule) via des comparateurs de descripteurs cohérents. Les résultats indiquent des performances prédictives supérieures et plus stables que les approches usuelles, avec des vecteurs de caractéristiques plus compacts et interprétables. Au-delà de la recherche académique, l’écosystème offre des repères reproductibles pour l’évaluation industrielle (formulation, mise à l’échelle, criblage virtuel) et jette les bases d’une normalisation des pratiques en polymère-informatique. En articulant design de descripteurs, curation de données et protocoles d’évaluation réalistes, PolyMetriX établit un socle communautaire pour accélérer la découverte assistée par IA de polymères à propriétés maîtrisées.

Production catalytique de lactones biosourcées

La transition vers une économie circulaire des plastiques repose sur le développement de monomères renouvelables capables de donner naissance à des polymères recyclables chimiquement. Dans une revue publiée dans Nature Reviews Chemistry, Gregg Beckham et ses collaborateurs synthétisent les avancées récentes sur la production de lactones biosourcées, briques moléculaires essentielles pour la conception de polyesters circulaires. Les auteurs décrivent les voies catalytiques permettant de convertir des diols, des acides hydroxycarboxyliques et des acides dicarboxyliques issus de la biomasse en lactones, en insistant sur les critères de rendement atomique, d’efficacité énergétique et de scalabilité industrielle. L’analyse thermodynamique des processus guide le choix des conditions opératoires — type de réacteur, phase réactionnelle, rôle des solvants — afin d’optimiser la conversion tout en minimisant les déchets. Deux approches sont distinguées : la conversion directe de substrats biologiques en lactones et les voies indirectes via des intermédiaires chimiques. La revue met également en lumière la complémentarité entre biocatalyse métabolique et chimie de transformation catalytique, montrant que de nombreux précurseurs de lactones peuvent être dérivés de sucres, d’acides gras ou d’intermédiaires de fermentation. En reliant design catalytique, modélisation énergétique et durabilité, cette synthèse établit les fondements scientifiques d’une production circulaire de monomères polymériques issue du carbone renouvelable, ouvrant la voie à une chimie des matériaux affranchie des ressources fossiles.

Recycler le polyacrylonitrile

Une équipe de chercheurs européens propose une avancée majeure pour la valorisation chimique des polymères à base d’acrylonitrile, tels que le SAN et l’ABS, dont le recyclage restait jusqu’ici limité en raison du risque d’émission de gaz toxiques (HCN, NOx). Publiée dans Nature Communications, leur étude décrit un procédé catalytique innovant de “shuttle catalysis” au palladium permettant de transférer les unités cyanure (HCN) du polymère vers une molécule accepteur, sans libérer de gaz dangereux. Ce mécanisme transforme simultanément la chaîne polymère en un résidu carboné réutilisable et génère un composé nitrile exploitable comme brique chimique de synthèse. En ajustant les conditions, la méthode peut soit produire des nitriles avec des rendements quasi quantitatifs, soit déshydrocyanater complètement les polymères en utilisant l’éthylène comme capteur de HCN, aboutissant à la formation de propionitrile, précurseur industriel régénérable en acrylonitrile. Les analyses spectroscopiques (NMR, FTIR) confirment la disparition des groupements nitriles au profit de doubles liaisons C=C, ouvrant la voie à l’upcycling du polymère défini : ethenolyse, pyrolyse sélective ou oxydation en acides aromatiques valorisables. Fait marquant, le procédé s’applique aussi à des déchets commerciaux, notamment les briques LEGO®, démontrant sa robustesse et son potentiel industriel. Cette approche modulaire illustre un nouveau paradigme de chimie circulaire, où les plastiques nitrilés deviennent des sources sûres et réactives d’azote et de carbone, conciliant sécurité, rendement et durabilité.

Électrolyte polymère gélifié sans fluor pour batteries au lithium métal stables et durables

Des chercheurs ont mis au point un électrolyte polymère gélifié totalement dépourvu de fluor capable de stabiliser l’interface électrolytique solide (SEI) dans les batteries au lithium métal. Publiée dans Nature Communications, cette étude introduit un copolymère fluorine-free, nommé PVM-GPE, qui forme spontanément une SEI hybride riche en oxyde et nitrure de lithium (Li₂O/Li₃N). Cette couche inorganique assure une migration ionique rapide, une réduction des réactions parasites et une croissance homogène du lithium, empêchant ainsi la formation de dendrites. Le réseau polymère, obtenu par copolymérisation du carbonate de vinylène et du N,N’-méthylènebisacrylamide, combine liaisons hydrogène, ancrages anioniques et forte polarité, favorisant un transport sélectif et stable des ions Li⁺. Ce système, à la fois quasi-solide et hautement conducteur, permet d’atteindre une rétention de capacité de 84,7 % après 800 cycles à fort régime (3 C), surpassant les électrolytes fluorés conventionnels tout en éliminant leurs coûts et impacts environnementaux. L’analyse structurale révèle que la SEI favorise la croissance cristallographique du lithium le long du plan (200), plus stable et moins réactif, améliorant la durabilité des interfaces électrode-électrolyte. Compatible avec des cathodes riches en nickel (NCM811/NCM90), l’électrolyte maintient sa performance sous tension élevée (4,5 V) et dans des cellules poche de 1 Ah. En alliant conception moléculaire, chimie verte et ingénierie interfaciale, cette approche ouvre une voie durable vers des batteries solides-état performantes sans recours au fluor, conciliant sécurité, densité énergétique et circularité des matériaux.

Recyclage éco-efficient du Téflon®

Une équipe de l’Université de Newcastle, en collaboration avec l’Université de Birmingham, a mis au point un procédé propre et économe en énergie permettant de décomposer le Téflon® (PTFE), polymère réputé pour son inertie chimique et thermique, en composés fluorés réutilisables. Publiée dans le Journal of the American Chemical Society, cette recherche démontre que l’application d’une énergie mécanique — par simple agitation dans un broyeur à billes — suffit, en présence de sodium métallique, à rompre les fortes liaisons carbone-fluor du polymère à température ambiante, sans solvants ni chauffage. Le Téflon® est ainsi converti en fluorure de sodium, matière première non toxique couramment utilisée en dentifrice et dans la synthèse de molécules pharmaceutiques. Grâce à une caractérisation fine par résonance magnétique nucléaire à l’état solide, les chercheurs confirment l’absence de sous-produits, validant l’efficacité et la pureté du recyclat. Ce procédé s’inscrit dans le cadre émergent de la mécan chimie verte, qui substitue l’énergie mécanique à la chaleur ou aux solvants pour initier des réactions propres. En offrant une voie circulaire pour récupérer le fluor à partir de déchets polymériques résistants, cette approche pourrait transformer la gestion des plastiques fluorés, traditionnellement sources de « polluants éternels », en une ressource chimique renouvelable. Elle marque une étape décisive vers une économie du fluor durable, conciliant innovation scientifique et responsabilité environnementale.
https://www.eurekalert.org/news-releases/1102562

Découvrir/adhérer au GFP

Nouveauté 2024

Commission Enseignement

Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».

L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.

Sociétés Savantes et partenaires

Institut Charles Sadron CNRS UPR22
23 rue du Loess, BP 84047
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