Le réseau
- Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
- Des membres de la recherche académique et des industriels.
- Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
- Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
- Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
- Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).
L'organisation
- Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
- Des sections régionales couvrant tout le territoire français
- Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.
La structure de veille et de réflexion prospective
- Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
- Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
- Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.
Actualités
Les politiques anti-sacs plastiques réduisent jusqu’à 47 % les déchets sur les littoraux américains
Une étude menée par les universités du Delaware et de Columbia a démontré l’efficacité des politiques locales d’interdiction ou de taxation des sacs plastiques à usage unique sur la réduction de la pollution des littoraux. En analysant des données issues de dizaines de milliers d’opérations de nettoyage menées entre 2007 et 2023 via l’application Clean Swell et la base TIDES de l’Ocean Conservancy, les chercheurs ont observé une baisse de 25 à 47 % de la proportion de sacs plastiques collectés dans les zones couvertes par ces politiques, par rapport aux zones sans réglementation.
L’effet s’amplifie avec le temps, sans retour à la hausse des déchets, et apparaît plus marqué pour les politiques à l’échelle étatique que communale. Fait notable, les frais appliqués aux sacs semblent être plus efficaces que les interdictions pures, en particulier dans les régions initialement très polluées.
https://www.eurekalert.org/news-releases/1087344
Un matériau polymère « vivant » imprimable pour capter le CO₂ de l’air dans les bâtiments
Des chercheurs de l’ETH Zurich ont mis au point un matériau « vivant » à base d’un hydrogel polymère imprimable en 3D, dans lequel sont encapsulées des cyanobactéries photosynthétiques. Ce gel permet non seulement la croissance des bactéries mais surtout la séquestration du dioxyde de carbone atmosphérique par double mécanisme : la photosynthèse produit de la biomasse, et le métabolisme bactérien induit la précipitation minérale (carbonates solides) dans la matrice. Cette double capture (organique et minérale) confère au matériau des propriétés de piégeage du CO₂ supérieures à de nombreux procédés biologiques classiques.
Le polymère réticulé hydrophile a été sélectionné pour sa capacité à diffuser efficacement lumière, eau, nutriments et CO₂ tout en assurant un habitat stable aux bactéries. L’architecture des objets est optimisée par impression 3D pour maximiser la surface d’échange, la diffusion capillaire des nutriments et la longévité cellulaire (>400 jours). Le matériau atteint une capture de 26 mg CO₂/g, en majorité sous forme minérale, et se rigidifie mécaniquement au fil du temps grâce à l’accumulation de carbonates dans sa structure.
Deux installations architecturales vivantes à Venise et Milan, imprimées avec ce matériau, démontrent le potentiel de ces hydrogels polymères dans la construction bio-inspirée pour faire des bâtiments des puits de carbone fonctionnels.
https://www.sciencedaily.com/releases/2025/06/250620231906.htm
Un hydrogel polymère transforme les déchets plastiques en hydrogène propre à la lumière du soleil
Des chercheurs coréens de l’Institute for Basic Science (IBS) ont développé une technologie de photocatalyse novatrice capable de produire de l’hydrogène à partir de déchets plastiques comme les bouteilles en PET, simplement en présence d’eau et de lumière solaire. L’innovation repose sur l’encapsulation du photocatalyseur dans un hydrogel polymère, matériau supramoléculaire qui maintient le système à l’interface air-eau tout en stabilisant l’activité catalytique en conditions réelles (pH alcalin, lumière intense). Ce polymère permet la flottaison du catalyseur, optimise la séparation des gaz et évite les réactions secondaires, assurant une efficacité soutenue pendant plus de deux mois. Le polymère assure également une dégradation sélective du PET en acide téréphtalique et éthylène glycol, tout en libérant de l’hydrogène gazeux propre. Testé à l’échelle d’un mètre carré en conditions extérieures, le dispositif a montré sa robustesse et sa reproductibilité. L’équipe prévoit une mise à l’échelle jusqu’à 100 m² pour des applications industrielles de conversion plastique-hydrogène à faible empreinte carbone, fondée sur les propriétés spécifiques des polymères réticulés.
https://omnexus.specialchem.com/news/industry-news/technology-that-transforms-plastic-waste-into-clean-hydrogen-000237372
Recyclage des polymères renforcés de fibres de carbone par acide acétique : une voie douce et efficace
Des chercheurs du National Renewable Energy Laboratory (NREL) ont mis au point une méthode efficace pour recycler les polymères époxy-amine renforcés de fibres de carbone (CFRP), en utilisant un solvant accessible : l’acide acétique. Ces matériaux, très utilisés dans l’aéronautique, les éoliennes ou les sports de haute performance, posaient jusqu’ici un défi majeur en fin de vie du fait de la stabilité chimique des résines thermodurcissables qu’ils contiennent.
Le protocole consiste à immerger les composites dans de l’acide acétique à 220–280 °C, ce qui permet la solvolyse des liaisons amine-époxy en quelques heures, tout en préservant l’intégrité des fibres de carbone. Les fibres récupérées (1 à 3 cm) conservent des propriétés suffisantes pour des applications structurelles dans l’automobile, et les monomères organiques issus de la résine peuvent potentiellement être retransformés en résine vierge via recyclage chimique.
Cette approche repose sur une logique polymère circulaire : elle permet de dépolymériser sélectivement un réseau réticulé, en ciblant les liaisons entre chaînes sans altérer le squelette carboné du renfort. L’efficacité énergétique du procédé est remarquable, avec des émissions de gaz à effet de serre réduites de 99 % par rapport à la production initiale. Des travaux sont en cours pour optimiser les étapes de séparation des sous-produits et envisager une catalyse à plus basse température. Ce développement ouvre la voie à un recyclage industriel viable des thermodurcissables, longtemps considérés comme non recyclables.
https://cen.acs.org/environment/recycling/Acetic-acid-breaks-down-carbon/103/web/2025/06
L’Union européenne impose du plastique recyclé dans les véhicules et généralise l’approche circulaire
Le Conseil de l’UE vient d’adopter sa position sur la future réglementation relative aux véhicules en fin de vie (VHU), étendant ses exigences aux poids lourds, deux-roues et véhicules spéciaux. Ce texte impose des taux progressifs de plastique recyclé dans les véhicules neufs (15 % à 6 ans, 20 % à 8 ans, 25 % à 10 ans) et ouvre la voie à des cibles analogues pour l’acier, l’aluminium ou les matériaux critiques. L’intégration de polymères recyclés devra donc respecter des contraintes de performance, de compatibilité chimique, de durabilité thermique et d’aptitude au moulage équivalentes aux résines vierges, dans des composants à haute exigence technique. Ce nouveau cadre place les plasturgistes au cœur de la stratégie européenne de circularité.
Des extraits de plantes pour éliminer jusqu’à 90 % des microplastiques dans l’eau
Des chercheurs ont démontré que des polymères naturels extraits du gombo et du fenugrec peuvent piéger efficacement les microplastiques présents dans l’eau. Ces polysaccharides végétaux induisent l’agglomération des particules plastiques, facilitant leur séparation. Testés sur différents types d’eau, les extraits ont permis d’éliminer jusqu’à 90 % des microplastiques, surpassant les polymères synthétiques classiques comme le polyacrylamide. Cette approche promet une solution durable, biodégradable et sans toxicité pour le traitement de l’eau.
https://scitechdaily.com/natural-plant-extract-removes-up-to-90-of-microplastics-from-water/
Un catalyseur au bore détruit les PFAS en quelques secondes à température ambiante
Des chimistes de l’Université Goethe de Francfort ont mis au point un catalyseur boré capable de briser les très stables liaisons C–F des PFAS, molécules réputées « éternelles » pour leur résistance thermique et chimique. Le catalyseur, composé de deux atomes de bore insérés dans un squelette carboné, transfère efficacement des électrons—provenant pour l’instant du lithium—vers les liaisons C–F. Cette rupture se fait en quelques secondes, à température ambiante. Des travaux sont en cours pour remplacer le lithium par un courant électrique, simplifiant ainsi le procédé. Outre la dégradation des PFAS, cette stratégie ouvre la voie à un contrôle précis de la fluorination dans les molécules pharmaceutiques.
https://scitechdaily.com/new-catalyst-destroys-forever-chemicals-in-seconds/
Un catalyseur au cobalt surclasse le platine pour produire du propylène
Des chercheurs chinois ont développé un catalyseur zéolitique à base de cobalt (CoS-1) surpassant les performances du classique PtSn/Al₂O₃ pour la déshydrogénation du propane en propylène. Synthétisé par voie hydrothermale puis purifié pour ne conserver que des sites cobalt tétraédriques stables, CoS-1 atteint une productivité de 9,7 kgC₃/kg/h. Les simulations DFT révèlent que le cadre flexible de la zéolithe abaisse la barrière énergétique par effets entropiques, expliquant sa haute activité. Sa stabilité remarquable s’explique par une désorption rapide du propylène, limitant la formation de coke.
https://scitechdaily.com/the-new-king-of-propylene-cobalt-catalyst-outperforms-precious-metals/
Composites polymères pour des nanogénérateurs triboélectriques durables et imprimables
Des chercheurs de l’université de Boise State ont conçu un nanogénérateur triboélectrique (TENG) imprimé, souple et respectueux de l’environnement, en combinant un copolymère PVBVA avec des nanosheets de MXene (Ti₃C₂Tx). Ce composite, déposé par impression à partir d’encres éthanoliques, permet de convertir l’énergie mécanique issue du mouvement humain ou de l’environnement (pluie) en électricité, tout en assurant une fonction de capteur de mouvement en temps réel.
Avec une tension à vide de 252 V et une densité de puissance maximale atteignant 760 mW/m², cette architecture repose sur une forte polarisation interfaciale entre les charges de surface du MXene et la matrice polymère. Ce couplage assure une stabilité mécanique après plus de 10 000 cycles de flexion. L’intégration de l’électrode argentée et l’usage d’un procédé d’impression additive rendent le dispositif à la fois scalable et compatible avec des applications portables, sans solvants fluorés nocifs.
L’étude ouvre de nouvelles perspectives dans la conception de capteurs souples autonomes pour l’électronique portable, les interfaces homme-machine et la récupération d’énergie à faible impact environnemental.
Peaux polymères inspirées des céphalopodes pour l’affichage souple et les capteurs autonomes
Des chercheurs de l’Université du Nebraska ont développé des peaux synthétiques biomimétiques imitant les chromatophores des céphalopodes, ces organes pigmentaires musculaires responsables de leur capacité à changer de couleur. Composées de microgels élastomères assemblés en réseaux extensibles, ces structures polymères sont capables de changer de teinte et de motif de manière dynamique sous stimuli mécaniques ou environnementaux, sans apport énergétique externe.
Ces chromatophores synthétiques forment une classe émergente de matériaux dits « autonomes », capables de percevoir et de réagir à leur environnement, ouvrant la voie à des technologies souples pour la robotique douce, les capteurs portables et les interfaces homme-machine. Par programmation chimique, ils peuvent répondre à des paramètres comme la température, l’humidité ou le pH, tout en restant conformables, extensibles et fonctionnels en milieux aqueux. Cette avancée s’inscrit dans la perspective d’un affichage passif sans écran rigide, adaptable et multifonctionnel pour des applications biomédicales, environnementales ou embarquées.
https://phys.org/news/2025-06-cephalopod-synthetic-skins-enable-soft.html
Découvrir/adhérer au GFP
Nouveauté 2024
Commission Enseignement
Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».
L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.
Sociétés Savantes et partenaires
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