Le réseau

  • Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
  • Des membres de la recherche académique et des industriels.
  • Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
  • Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
  • Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
  • Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).

L'organisation

  • Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
  • Des sections régionales couvrant tout le territoire français
  • Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.

La structure de veille et de réflexion prospective

  • Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
  • Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
  • Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.

A ne pas manquer !!!

Actualités

Vers des sachets compostables pour les sauces et cosmétiques grâce à Futamura

Futamura, Repaq et GK Sondermaschinenbau ont mis au point un sachet compostable destiné aux produits liquides comme le ketchup, la moutarde ou les crèmes. Ce sachet innovant associe un film barrière à base de cellulose (NatureFlex) à une couche de biopolymère hermétique, les deux certifiés compostables (industriel et domestique). Il offre une barrière à l’oxygène efficace, une durée de conservation jusqu’à 12 mois, et passe sans ajustement majeur sur les lignes de conditionnement existantes. Cette avancée répond à la problématique environnementale posée par les petits emballages non recyclables.

https://www.plasticstoday.com/packaging/futamura-makes-condiment-packaging-compostable

Un polymère biodégradable en mer aussi résistant que le nylon

Des chercheurs coréens ont mis au point un nouveau polyester-amide (PEA) qui se dégrade à plus de 92 % en un an dans des conditions marines réelles, tout en conservant une résistance mécanique comparable au nylon. Publié dans Advanced Materials, ce matériau associe des liaisons esters (biodégradables) et amides (robustes) dans un ratio optimisé. Il est thermoresistant (jusqu’à 150 °C), recyclable, et produit sans solvants toxiques via une polymérisation en fusion compatible avec les lignes industrielles existantes. Fabriqué à partir d’huile de ricin et de déchets de nylon recyclé, il divise par trois l’empreinte carbone par rapport au nylon 6. Un candidat prometteur pour des textiles, filets de pêche ou emballages réellement durables.

https://www.eurekalert.org/news-releases/1083099

Un capteur polymère ultra-sensible pour détecter instantanément les fuites d’hydrogène

Des chercheurs de l’Université KAUST ont mis au point un capteur à base de polymère semi-conducteur (DPP-DTT) capable de détecter des traces d’hydrogène dès 192 ppb, avec une réponse en moins d’une seconde, à température ambiante et pour une consommation infime (2 µW). Contrairement aux capteurs commerciaux lents, énergivores et peu sensibles, ce dispositif repose sur une nouvelle mécanique de détection, où l’hydrogène réagit avec l’oxygène absorbé dans le polymère pour générer un signal électrique. Résistant à l’humidité, aux mélanges gazeux complexes, et testé en situation réelle (fuite, drone), ce capteur imprimable à bas coût représente une avancée prometteuse pour la sécurité de l’économie hydrogène.

https://www.eurekalert.org/news-releases/1084001

Un polyuréthane inspiré de l’étoile de mer rouge se répare sous l’eau en 12 heures

Des chercheurs chinois du NIMTE, en collaboration avec le KAIST, ont mis au point un polyuréthane auto-cicatrisant fonctionnant sous l’eau à température ambiante, inspiré des capacités régénératives des étoiles de mer rouges. Le polymère repose sur l’intégration de deux unités hydrophobes et de liaisons dynamiques en tandem, permettant une cicatrisation rapide même en milieu aqueux. Après immersion pendant 12 heures, les rayures disparaissent totalement, avec une efficacité de réparation de 98 % et une vitesse de plus de 33 µm/h. Le matériau, capable de supporter une charge de 500 g après auto-réparation, présente aussi une excellente biocompatibilité, ce qui ouvre la voie à des applications en robotique sous-marine et dispositifs médicaux implantables.
https://pubs.acs.org/doi/10.1021/acs.macromol.4c03007

Le Maryland adopte une loi phare sur le recyclage des emballages plastiques

Le gouverneur du Maryland, Wes Moore, a signé une nouvelle loi sur la responsabilité élargie des producteurs (EPR) concernant les emballages, saluée par l’industrie du plastique. Ce texte impose aux fabricants de financer l’amélioration des infrastructures de recyclage via un système de redevances. Il cible notamment les films plastiques flexibles, encore peu recyclés.
Selon une première évaluation de l’État, la loi pourrait faire progresser le recyclage des films flexibles de 9 %, notamment grâce à un modèle collaboratif inspiré du Minnesota. Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant aller jusqu’à 20 000 $.
Des associations comme la Flexible Packaging Association (FPA) et Plastics Industry Association soutiennent fortement cette mesure. Elles y voient un moyen de promouvoir un modèle circulaire, de réduire les déchets et de soutenir l’innovation. La FPA, représentant une industrie de 42 milliards de dollars de chiffre d’affaires aux États-Unis, jouera un rôle actif dans la mise en œuvre du programme.
Le Maryland rejoint ainsi une série croissante d’États américains adoptant des lois EPR, aux côtés du Maine, de l’Oregon, de la Californie ou du Colorado. L’objectif commun est d’améliorer le recyclage, réduire l’impact environnemental des emballages, et renforcer la responsabilité des producteurs.
https://www.plasticstoday.com/packaging/fpa-backs-maryland-s-landmark-packaging-recycling-law

Un véhicule électrique urbain intègre du polypropylène recyclé

Le mini-véhicule électrique « mibot » développé par KG Motors au Japon utilise du polypropylène (PP) recyclé à 25 %, fourni par Japan Polypropylene sous la marque Novaorbis-MR. C’est la première application de ce matériau recyclé dans un composant de mobilité. Destiné aux déplacements urbains de courte distance, le mibot pèse 430 kg, atteint 60 km/h, et intègre également du polycarbonate résistant aux UV. Le PP Novaorbis-MR peut atteindre 50 % de contenu recyclé dans les pièces intérieures, tout en conservant de bonnes propriétés mécaniques, contribuant ainsi à des solutions de mobilité plus durables.

https://www.plasticstoday.com/automotive-mobility/mini-mobility-robot-runs-on-recycled-polypropylene

Des microplastiques en fuite depuis les baies texanes vers le large

Des chercheurs de l’Université du Texas à Austin ont montré que les sédiments des baies de Matagorda contiennent étonnamment peu de microplastiques — des concentrations 100 à 1 000 fois inférieures à d’autres environnements côtiers. Publiée dans Environmental Science & Technology, cette étude révèle que les microplastiques ne s’accumulent pas sur place mais sont emportés vers le golfe du Mexique, portés par les vents et la faible profondeur de la baie. Or, en mer, ces particules peuvent adsorber des polluants et contaminer les chaînes alimentaires jusqu’à l’humain. Cette étude pionnière fournit des données de référence pour la côte texane et ouvre la voie à une nouvelle discipline : la sédimentologie environnementale appliquée aux plastiques.

https://www.eurekalert.org/news-releases/1083833

Des films alimentaires biodégradables à base de cellulose bactérienne comme alternative aux plastiques pétrosourcés

Une équipe de l’Université nationale de Taïwan, dirigée par le Pr Ying-Chih Liao, a mis au point des films d’emballage alimentaires entièrement biodégradables, à base de cellulose bactérienne (BC), de chitosane (CS) et de polyuréthane hydrosoluble (WPU). Le procédé repose sur une stratégie d’intégration innovante : une pulvérisation in situ permet une répartition homogène du chitosane, améliorant l’activité antimicrobienne, tandis qu’un traitement à l’ion sodium renforce la structure et la résistance à l’eau. Enfin, le revêtement WPU confère des capacités de thermoscellage. Ces films combinent transparence, résistance mécanique et flexibilité, atteignant des performances comparables aux sachets zip commerciaux. Entièrement dégradables en sol en moins de deux mois, ces matériaux représentent une solution prometteuse aux films plastiques alimentaires traditionnels, sans rejets toxiques.

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1385894725031584?via%3Dihub

Des polymères synthétiques capables d’encoder un mot de passe déchiffré électriquement

Des chercheurs de l’Université du Texas à Austin ont développé une méthode innovante pour stocker de l’information dans des polymères synthétiques en utilisant des signaux électrochimiques. En combinant quatre monomères électroactifs, ils ont créé un alphabet moléculaire permettant d’encoder jusqu’à 256 caractères différents. Ce système a permis de coder un mot de passe de 11 caractères dans une chaîne polymère, puis de le déchiffrer électriquement grâce à une dégradation contrôlée qui libère les monomères un à un, chacun ayant une signature électrique unique. Bien que destructif et encore lent (2,5 heures pour 11 caractères), ce procédé constitue une avancée prometteuse vers un stockage de données polymère lisible sans spectrométrie, avec pour perspective des dispositifs intégrés plus compacts et durables.
https://phys.org/news/2025-05-synthetic-molecules-encode-decode-character.html

Mitsui Chemicals améliore la qualité des plastiques recyclés grâce à une homogénéisation de la viscosité

Mitsui Chemicals, en collaboration avec Hagihara Industries, a développé une technologie permettant d’homogénéiser la viscosité des plastiques recyclés, un paramètre crucial pour améliorer leur qualité et leur taux de valorisation. La viscosité hétérogène issue des déchets plastiques limite aujourd’hui l’usage des matériaux recyclés à des applications de faible qualité.
Grâce à une technologie de mesure en ligne de la viscosité, intégrée dans les extrudeuses de granulation, les deux partenaires sont parvenus à maîtriser en temps réel la viscosité des plastiques recyclés. Cette technologie permet désormais d’atteindre une viscosité constante avec une seule extrudeuse, contre deux auparavant (extrusion tandem).
https://omnexus.specialchem.com/news/industry-news/mitsui-hagihara-technology-to-homogenize-viscosity-of-recycled-plastics-000237097

Découvrir/adhérer au GFP

Nouveauté 2024

Commission Enseignement

Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».

L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.

Sociétés Savantes et partenaires

Institut Charles Sadron CNRS UPR22
23 rue du Loess, BP 84047
67034 STRASBOURG Cedex2
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