Des chercheurs de l’Université du Nebraska ont développé des peaux synthétiques biomimétiques imitant les chromatophores des céphalopodes, ces organes pigmentaires musculaires responsables de leur capacité à changer de couleur. Composées de microgels élastomères assemblés en réseaux extensibles, ces structures polymères sont capables de changer de teinte et de motif de manière dynamique sous stimuli mécaniques ou environnementaux, sans apport énergétique externe.
Ces chromatophores synthétiques forment une classe émergente de matériaux dits « autonomes », capables de percevoir et de réagir à leur environnement, ouvrant la voie à des technologies souples pour la robotique douce, les capteurs portables et les interfaces homme-machine. Par programmation chimique, ils peuvent répondre à des paramètres comme la température, l’humidité ou le pH, tout en restant conformables, extensibles et fonctionnels en milieux aqueux. Cette avancée s’inscrit dans la perspective d’un affichage passif sans écran rigide, adaptable et multifonctionnel pour des applications biomédicales, environnementales ou embarquées.
https://phys.org/news/2025-06-cephalopod-synthetic-skins-enable-soft.html