Lors du salon MD&M Midwest, Ryan Frederick, directeur de Transform Labs, a appelé les industriels à intégrer sans délai l’intelligence artificielle dans leurs stratégies opérationnelles, affirmant qu’elle constitue une évolution économique majeure comparable à celle d’Internet ou de la révolution mobile. Selon lui, l’IA n’est plus une option mais une nécessité macroéconomique, conditionnant la productivité future et la viabilité des modèles sociaux. Plutôt que d’attendre une maturité technologique hypothétique, il préconise des expérimentations progressives visant à automatiser les systèmes, processus et flux de production, afin de générer des gains d’efficacité tangibles. Cette approche d’« intelligent automation » transforme l’IA en levier structurel de performance industrielle plutôt qu’en simple outil d’assistance individuelle. Pour les ingénieurs, elle offre des capacités d’analyse et de conception augmentées, détectant faiblesses et incohérences à des stades précoces du développement produit. Frederick insiste sur l’urgence d’agir : les entreprises qui différeront leur adoption risquent d’être distancées par des concurrents plus agiles. Il en appelle à un leadership lucide et courageux, capable de dépasser les réticences face à l’automatisation pour faire de l’IA un pilier d’adaptation économique. Cette transition marque une étape décisive vers une industrie manufacturière fondée sur la réactivité, l’efficience et la durabilité compétitive.
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