Les travaux menés à l’Université d’Amsterdam portent sur un procédé de liquéfaction solvothermale appliqué à des déchets plastiques municipaux mélangés. La méthode combine solvant, chaleur, catalyse et pression afin de convertir des flux hétérogènes en huile utilisable comme matière première pour la chimie ou la production de nouveaux plastiques. L’intérêt du procédé tient à sa capacité annoncée à traiter des mélanges difficiles à valoriser par recyclage mécanique, notamment lorsque les polymères, additifs, charges, impuretés et résidus organiques empêchent une séparation propre par famille. Le pilote développé dans le cadre du projet PLASTICE doit éprouver la robustesse du procédé sur des déchets réels et non sur des mélanges modèles trop simplifiés. La portée est importante pour la circularité, car les flux plastiques les plus abondants ne sont pas toujours les plus purs ; la valeur industrielle dépendra de la stabilité de l’huile produite, de la gestion des gaz et résidus solides, de la récupération du solvant et de l’intégration avec les infrastructures pétrochimiques existantes.