Habituellement considérée comme un plastifiant indésirable, l’eau résiduelle devient ici un composant actif du réseau polymère. Confinées dans une matrice riche en protons, les molécules d’eau forment un réseau dynamique de liaisons hydrogène dont la dissociation dépend de la vitesse de sollicitation. Sous impact, le matériau passe rapidement d’un état souple à un état rigide, tout en conservant des capacités d’auto-réparation, d’adhésion et de dissipation d’énergie. Le principe, démontré avec le poly(acide thioctique), peut être étendu à d’autres polymères hydrophiles riches en fonctions acides.
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