Les travaux d’une équipe du KAIST développent une plateforme métabolique fondée sur Escherichia coli pour convertir le glycérol, coproduit abondant du biodiesel, en monomères utiles aux nylons. La stratégie repose sur des modules bactériens distincts : une première souche produit de l’acide adipique à partir du glycérol, puis une seconde convertit cet intermédiaire en hexaméthylènediamine ou en ε-caprolactame. L’ingénierie combine sélection enzymatique, optimisation de cofacteurs, fusion d’enzymes et conception assistée par intelligence artificielle pour améliorer des étapes difficiles de la voie. L’intérêt est double pour les polyamides : remplacer une partie de l’amont pétrochimique par une ressource issue de la chimie des huiles végétales et regrouper, dans une même logique modulaire, des monomères associés au nylon 6 et au nylon 6,6. La portée reste celle d’une démonstration biotechnologique, avec des verrous sur les rendements, la purification, l’échelle et la compétitivité face aux voies établies.

https://phys.org/news/2026-06-microbes-biodiesel-byproduct-nylon-blocks.html