Une équipe de l’Université de São Paulo développe des capteurs portables imprimés sur un bioplastique d’acétate de cellulose pour l’analyse rapide de pesticides sur feuilles, tiges, fruits ou surfaces végétales irrégulières. Le support flexible et transparent reçoit une encre carbone par sérigraphie et permet une mesure électrochimique directement à l’interface entre la surface végétale et une goutte de solution. La plateforme associe deux unités de détection afin de suivre plusieurs classes de pesticides au sein d’une même analyse. L’intérêt du matériau tient à sa souplesse, à sa biodégradabilité, à son origine végétale et à son aptitude à épouser des surfaces non planes, contrairement à des dispositifs rigides ou issus de plastiques pétrosourcés. La portée dépasse la détection des résidus agricoles : ce type de capteur pourrait servir au suivi de biomarqueurs, de maladies, de nutriments ou de paramètres environnementaux, sous réserve de validation sur matrices réelles variées.
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