Les travaux publiés dans Electrochimica Acta appliquent la potentiométrie fondée sur la perméation d’hydrogène couplée à la spectroscopie d’impédance électrochimique pour étudier la dégradation d’interfaces métal-revêtement enfouies. Le modèle expérimental utilise une membrane de palladium revêtue de PMMA, puis compare le comportement à celui d’un revêtement époxy plus résistant. L’application d’un courant cathodique soutenu génère des conditions représentatives d’une surprotection cathodique, pouvant favoriser la formation d’espèces réactives et le décollement local du revêtement. La méthode permet d’observer indirectement la perte de protection à l’interface inaccessible, en suivant l’évolution de la résistance au transfert de charge liée à la réduction de l’oxygène. La portée concerne la durabilité des conduites et structures métalliques revêtues : la protection contre la corrosion doit être réglée sans favoriser la dégradation du polymère de surface, et les méthodes de suivi doivent accéder aux interfaces réelles plutôt qu’aux seules surfaces apparentes.
https://phys.org/news/2026-05-technique-polymer-degradation-cathodic-overprotection.html