Des chercheurs de l’Institut européen des membranes et de l’Institut Charles Gerhardt Montpellier, associés à l’Université de Montpellier, au CNRS et à l’ENSCM, ont étudié l’auto-assemblage aqueux de poly(acides amiques) partiellement biosourcés avec une polyéthylèneimine ramifiée. Les précurseurs macromoléculaires sont issus de diamines à base de difurfurylamine puis convertis en sels solubles dans l’eau afin d’éviter le recours aux solvants organiques habituellement employés pour ces polymères. Selon la structure du squelette et le rapport de charges, les mélanges conduisent à des nanoparticules stables de 10 à 20 nm ou à des agrégats de complexes polyélectrolytiques plus denses. Le travail, soutenu par le projet ANR POMENVI, met en évidence le rôle déterminant de l’accessibilité des charges et valorise les compétences montpelliéraines en polymères biosourcés, membranes et auto-assemblage colloïdal.