Le réseau
- Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
- Des membres de la recherche académique et des industriels.
- Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
- Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
- Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
- Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).
L'organisation
- Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
- Des sections régionales couvrant tout le territoire français
- Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.
La structure de veille et de réflexion prospective
- Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
- Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
- Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.
A ne pas manquer !!!
Conférence internationale MATÉRIAUX 2026 – COLLOQUE 9 qui inclut le COLLOQUE NATIONAL DU GFP 2026
Nouvelle date limite de soumission – jeudi 7 mai 2026
Actualités
Atomes isolés axialisés pour convertir des polluants chlorés en oligomères valorisables
Des chercheurs ont conçu un catalyseur à atomes isolés de fer, logé dans une matrice carbonitrure et doté d’une coordination axiale azotée, afin d’imposer une sélectivité réactionnelle rarement atteinte lors du traitement oxydant de micropolluants organochlorés. L’architecture de site actif, inspirée d’une poche de liaison enzymatique, pilote l’activation du peroxymonosulfate vers la formation d’un complexe de surface électrophile, qui opère par transfert d’électrons à courte portée plutôt que par chimie radicalaire diffuse. L’extraction électronique du 2,4,6-trichlorophénol génère des intermédiaires cationiques transitoires, puis des espèces hydroxylées hautement réactives ; celles-ci favorisent une substitution nucléophile des liaisons C–Cl, tout en multipliant les fonctions phénoliques disponibles pour la réticulation. La cascade intégrée déchloration–hydroxylation–polymérisation oriente alors la croissance vers des liaisons C–O, conduisant majoritairement à des poly(éthers phényléniques) réticulés qui s’accumulent sous forme solide, au lieu d’être minéralisés. Parallèlement, le microenvironnement hydrophobe/polaire limite l’empoisonnement du site par les produits, ce qui stabilise l’activité en fonctionnement continu. Cette chimie ouvre une voie technologique crédible d’« upcycling » : dépolluer des effluents tout en générant des précurseurs polymères transformables en plastiques utilisables à l’échelle industrielle.
Formation de film en photovoltaïque organique
Une étude récente met en lumière qu’une maîtrise conjointe de l’agrégation en solution et de la compatibilité donneur–accepteur constitue le levier déterminant pour hisser des polymères conjugués linéaires, pourtant peu complexes, vers des performances de premier plan en cellules solaires organiques. Des copolymères thiazolothiazole linéaires à chlorination graduée de la chaîne principale sont conçus afin de moduler finement les interactions interchaînes et l’énergie de surface, la chloration introduisant des contacts non covalents de type Cl···S et Cl···π qui stabilisent la planéité conformationnelle, renforcent la pré-agrégation et orientent la cristallisation. Cette ingénierie moléculaire ajuste en parallèle la cinétique de formation du film : une agrégation trop faible conduit à un mélange excessif, tandis qu’une agrégation trop marquée expulse l’accepteur lors du séchage et induit une séparation de phases grossière ; à l’inverse, une chlorination intermédiaire impose un régime cinétique où la solidification séquentielle des constituants construit un réseau bicontinu interpénétré, à domaines pertinents et forte pureté de phase. Il en résulte une dissociation excitonique rapide, des voies de transport de charges continues et une recombinaison atténuée, ouvrant une trajectoire crédible vers des modules à bas coût compatibles avec des procédés de dépôt en solution et des formulations plus durables.
Nanoparticules de lignine pour des papiers barrière recyclables capables de rivaliser avec les emballages plastiques
Une étude récente met en lumière une stratégie de revêtement destinée à lever le compromis classique entre performance barrière et fin de vie des papiers d’emballage. L’approche repose sur une émulsion de Pickering huile-dans-eau dont la stabilité est assurée par des nanoparticules de lignine amphiphiles, adsorbées de façon robuste à l’interface, évitant le recours à des tensioactifs de synthèse. La phase aqueuse contient un polymère filmogène hydrophile, le poly(alcool vinylique) (PVA), qui densifie la couche par un réseau de liaisons hydrogène et renforce simultanément la cohésion mécanique ainsi que la résistance aux corps gras, tandis qu’un acide gras biosourcé, l’acide stéarique, constitue la phase hydrophobe et confère une forte déperlance. Déposée sur le substrat cellulosique, l’émulsion colmate la porosité et forme un film continu, compact et synergique, améliorant nettement la tenue à l’eau, l’anti-graissage et la résistance en milieu humide. À l’inverse des papiers laminés, la couche reste compatible avec un recyclage par repulpage à l’eau chaude : le PVA se solubilise, l’acide gras se redisperse et les nanoparticules se libèrent, permettant une récupération propre des fibres. La biodégradation en sol est également rapportée comme effective sur une échelle de temps courte, avec un intérêt direct pour l’emballage alimentaire, où la maîtrise des transferts de vapeur d’eau contribue à préserver la fraîcheur, ouvrant la voie à des alternatives industrialisables aux enductions plastiques.
Comprendre la gélification des poloxamères près de la température physiologique
Une étude récente met en lumière les mécanismes par lesquels des solutions de poloxamères, excipients thermosensibles couramment mobilisés pour la gélification in situ, basculent d’un état fluide injectable vers un gel stable au contact du corps. En s’appuyant sur des mélanges de poloxamer 407 (P407) et de poloxamer 188 (P188), le travail relie explicitement l’auto-assemblage moléculaire à l’émergence de propriétés rhéologiques macroscopiques : l’évolution depuis des chaînes isolées vers des micelles, puis leur empilement en organisations ordonnées de type réseau micellaire densifié, est corrélée aux signatures calorimétriques et à la montée de rigidité associée à la transition sol–gel. Le rôle de P188 apparaît ambivalent et fortement dépendant de sa proportion : à faible teneur, il perturbe le compactage de P407, déplaçant la gélification vers des conditions plus exigeantes; à l’inverse, lorsqu’il devient prépondérant, il concurrence l’hydratation de P407, accélère sa déshydratation et favorise la nucléation de micelles fines, dont le sur-empilement induit une gélification plus facile. Cette compréhension mécanistique dépasse l’optimisation empirique des formulations et ouvre la voie à des gels à gélification prédictible pour des systèmes de libération prolongée en thérapeutiques localisées, avec des prolongements crédibles vers les cosmétiques, l’alimentaire et des matériaux fonctionnels sensibles à la température.
https://phys.org/news/2026-01-smart-polymer-solutions-transition-gels.html
Capteurs de gaz OFET biodégradables guidés par la séparation de phase P3HT/PBS
Une étude récente met en lumière une stratégie de films polymères mélangés pour des capteurs de gaz à transistors à effet de champ organiques (OFET) conciliant performance et fin de vie plus sobre. Le cœur du dispositif repose sur l’association d’un semi-conducteur π-conjugué largement employé, le poly(3-hexylthiophène) (P3HT), avec un polyester biodégradable, le poly(butylène succinate) (PBS), afin de conférer à la couche active une flexibilité accrue et une dégradabilité en milieu marin tout en maintenant une conduction exploitable. L’originalité tient à une ingénierie des solvants qui pilote la morphologie : selon le système solvant, la séparation de phase bascule d’un régime plutôt horizontal, générateur d’une topographie hétérogène, à une séparation de phase verticale qui homogénéise la surface et stabilise la réponse électrique même lorsque la fraction de PBS devient très majoritaire. Cette architecture hiérarchisée influe directement sur la transduction chimiorésistive : l’enrichissement en PBS renforce la sensibilité aux gaz oxydants ciblés, avec une sélectivité marquée envers le NO2 par rapport à d’autres analytes, tout en atténuant les dérives associées à l’humidité et à l’oxygène. En visant des procédés de dépôt compatibles avec des substrats courants et des usages jetables, cette approche esquisse une électronique de détection à grande échelle susceptible de réduire concrètement le flux de déchets électroniques.
https://phys.org/news/2026-01-biodegradable-polymers-eco-friendly-high.html
Recyclage chimio-mécanique aqueux pour décolorer et régénérer des polyoléfines mixtes
Une nouvelle approche permet de traiter des plastiques polyoléfiniques hétérogènes par un procédé chimio-mécanique en milieu aqueux, destiné à contourner les limites du recyclage strictement mécanique (dégradation irréversible des chaînes, odorisation, mélange imparfait) sans basculer vers une dépolymérisation coûteuse. Le principe repose sur l’utilisation d’eau portée au-delà de son point d’ébullition sous pression, créant un environnement physico-chimique où les polymères passent transitoirement dans un état favorable à l’interdiffusion et au mélange à l’échelle micrométrique, tout en facilitant l’extraction d’impuretés. Le traitement est décrit comme capable d’éliminer des composés organiques volatils associés à l’odeur de recyclé, et de désorber des pigments afin de rapprocher la teinte du matériau régénéré de celle d’une résine vierge. Point critique, la cinétique d’exposition thermique est finement pilotée : en limitant la durée de séjour, le procédé réduit la scission de chaînes et préserve la masse molaire, condition clé pour restaurer rigidité, ténacité et aptitude à la transformation lors d’une remise en œuvre ultérieure. Par sa sobriété énergétique relative et sa capacité à purifier des flux mélangés et colorés, cette voie ouvre des perspectives de recyclats de qualité comparable aux grades neufs, compatibles avec une montée en échelle industrielle et une réduction tangible des mises en décharge ou de l’incinération.
https://phys.org/news/2026-01-chemi-mechanical-pigments-properties-recycled.html
Polymères riches en soufre pilotés par la lumière et conçus pour une recyclabilité intrinsèque
Des chercheurs ont démontré qu’un apport lumineux contrôlé pouvait servir de levier de synthèse pour des polymères riches en soufre, en exploitant la labilité des liaisons soufre–soufre afin d’assembler des unités monomères par voie radicalaire sous conditions jugées douces et accessibles. Le procédé repose sur l’activation initiale par ultraviolet, puis sur une irradiation par LED modulée en impulsions, conçue pour réguler finement la concentration en radicaux et limiter les phénomènes de dégradation pendant la propagation, ce qui favorise l’obtention de chaînes de masse molaire élevée et de réseaux exploitables en formulation. Cette maîtrise cinétique ouvre un contrôle « marche/arrêt » de la polymérisation, et, à l’inverse des plastiques irréversibles, la même signature chimique rend possible une dépolymérisation déclenchée soit par lumière, soit par chauffage à température élevée, régénérant des briques réutilisables pour refermer le cycle matière. Au-delà de démonstrations déjà associées aux polymères soufrés (captation de métaux, optiques infrarouges, activité antimicrobienne), l’étude met en avant des débouchés directs en adhésifs recyclables, résines photosensibles pour lithographie et revêtements anticorrosion, suggérant une filière de matériaux performants issue de ressources soufrées résiduelles et compatible avec une économie circulaire.
https://phys.org/news/2026-01-sustainable-sulfur-rich-polymers-stay.html
Polyuréthanes sans isocyanates : dicarbamates issus du CO2 pour une synthèse plus sûre et pilotable
Une étude récente met en lumière une voie de synthèse de polyuréthanes dépourvue d’isocyanates, en substituant ces intermédiaires très réactifs par des dicarbamates considérés comme non toxiques et préparés à partir de CO2 et de méthanol via réaction avec des diamines sous haute pression. Le schéma réactionnel conserve l’architecture uréthane attendue : les motifs obtenus sont annoncés comme indiscernables de ceux issus des voies conventionnelles, ce qui permet de transposer les savoir-faire de formulation et de viser des performances mécaniques et viscoélastiques comparables. Sur le plan procédé, un système modulaire est décrit, où le dicarbamate déclenche la polyaddition, des diols polymères règlent l’assouplissement et des allongeurs de chaîne pilotent la réticulation, avec une mise en œuvre par fusion, agitation à température élevée puis refroidissement avant caractérisations (résistance, élasticité, aptitude adhésive). À l’inverse des isocyanates, la moindre réactivité des dicarbamates impose une cinétique plus lente, mais rend le suivi industriel plus maîtrisable, limitant rebuts et dérives de qualité tout en allégeant les contraintes HSE lors de la fabrication. Parallèlement, des voies de recyclage de polyuréthanes en fin de vie sont explorées, afin de réintroduire la matière dans de nouvelles formulations, et des démonstrateurs visent des tubes de cathéter biocompatibles ainsi que des adhésifs d’assemblage, ouvrant une trajectoire crédible vers une production de PUR plus sûre et industrialisable à empreinte carbone réduite.
https://phys.org/news/2026-02-sustainable-polyurethane-production-toxic-isocyanate.html
Photodégradation sélective des polyoléfines en mélange avec du polychlorure de vinyle via des transferts d’hydrogène photo-induits
Une étude récente met en lumière une stratégie de recyclage chimique innovante permettant de traiter des flux de déchets plastiques mixtes, traditionnellement incompatibles, grâce à l’exploitation des interactions photochimiques entre polymères. Des chercheurs ont démontré que la présence de polychlorure de vinyle (PVC) au sein de mélanges de polyoléfines, loin d’être un contaminant délétère, peut agir comme un agent promoteur de dégradation sous l’effet d’un rayonnement ultraviolet. Le mécanisme réactionnel repose sur une déshydrochloration photo-induite du PVC, générant des radicaux chlore et des séquences polyéniques qui facilitent l’abstraction d’hydrogène sur les chaînes de polyéthylène ou de polypropylène. Ce transfert d’atomes d’hydrogène déclenche une scission de chaîne efficace, transformant des macromolécules de masse molaire élevée en oligomères valorisables ou en coupes hydrocarbonées liquides. Parallèlement, cette approche permet de contourner les étapes de tri fastidieuses en utilisant la réactivité intrinsèque des additifs ou des impuretés chlorées pour catalyser la décomposition thermique et photochimique du mélange. Cette synergie réactionnelle entre polymères distincts offre une portée technologique considérable pour le recyclage des plastiques de post-consommation, proposant une voie de valorisation énergétique et chimique là où les procédés mécaniques conventionnels échouent en raison de la séparation de phase et de la dégradation des propriétés mécaniques.
Déchiffrer le code des films multicouches pour promouvoir la circularité des emballages plastiques à usage unique
Une étude récente met en lumière la nécessité impérative de repenser l’architecture macromoléculaire des films multicouches (MLF) pour pallier leur incompatibilité structurelle avec les filières de recyclage actuelles. Ces matériaux, essentiels à la conservation alimentaire, tirent leur performance d’une stratification complexe de polymères tels que le PE, le PET et le PA, dont les propriétés barrières sont souvent assurées par des couches de PVDC ou d’EVOH. Or, la nature hétérogène de ces assemblages provoque une séparation de phase lors de la réticulation thermique en recyclage mécanique, entraînant une fragilité interfaciale et une dégradation des propriétés mécaniques. Parallèlement, le traitement par pyrolyse ou dissolution sélective (STRAP) se heurte à des contraintes énergétiques élevées ou à la génération de sous-produits halogénés toxiques. Pour surmonter ces verrous, les chercheurs exploitent désormais l’apprentissage automatique, notamment via l’outil PolyID, afin de prédire des structures polyesters alternatives présentant une densité et une cristallinité optimisées sans compromettre l’étanchéité à l’oxygène ou à l’humidité. Cette approche « recyclable dès la conception » favorise l’émergence de solutions mono-matériaux ou biosourcées. Une telle transition technologique s’avère cruciale pour transformer ces déchets persistants en ressources circulaires, garantissant ainsi la viabilité économique et environnementale des futurs systèmes d’emballage industriels.
Découvrir/adhérer au GFP
Nouveauté 2024
Commission Enseignement
Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».
L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.
Sociétés Savantes et partenaires
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