Le réseau

  • Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
  • Des membres de la recherche académique et des industriels.
  • Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
  • Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
  • Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
  • Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).

L'organisation

  • Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
  • Des sections régionales couvrant tout le territoire français
  • Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.

La structure de veille et de réflexion prospective

  • Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
  • Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
  • Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.

A ne pas manquer !!!

Prix GFP 2026 : date limite 2 Avril 2026

     

Actualités

Infrastructures algorithmiques ouvertes et intelligence artificielle pour l’éco-conception de matériaux avancés

Les récents travaux d’investigation démontrent que la convergence entre l’apprentissage automatique et l’automatisation robotique redéfinit radicalement les paradigmes de l’ingénierie des matériaux. Or, l’abandon progressif des approches empiriques au profit de laboratoires autonomes en boucle fermée et de modèles génératifs permet désormais une exploration rationnelle et accélérée de vastes espaces chimiques. L’élaboration de jumeaux numériques couplés à des réseaux de neurones informés par la physique garantit une modélisation rigoureuse des interactions intermoléculaires et des voies de synthèse, tout en palliant la rareté ou le bruit des données expérimentales. Parallèlement, l’intégration de modèles de diffusion conditionnels et de l’apprentissage fédéré affine la prédiction des profils thermodynamiques sans compromettre la confidentialité industrielle des architectures macromoléculaires explorées. Toutefois, la demande énergétique inhérente aux simulations à haute fidélité rend impérative l’orchestration hybride entre le calcul dans les cloud et l’informatique en périphérie, associée à une analyse stricte du cycle de vie des algorithmes. À l’inverse des écosystèmes cloisonnés, l’adoption d’infrastructures ouvertes et régies par des registres cryptographiques distribués assure une intégrité et une traçabilité absolues des descripteurs physico-chimiques. Cette ingénierie computationnelle de pointe ouvre ainsi des perspectives industrielles colossales, viabilisant le déploiement pérenne d’emballages biosourcés, de semi-conducteurs organiques et de composites structuraux hautement recyclables.

https://www.nature.com/articles/s43246-026-01105-0

Modulation matricielle de la phosphorescence dynamique des chromophores dispersés

L’ingénierie macromoléculaire s’enrichit d’un paradigme novateur avec l’exploitation de l’environnement matriciel asymétrique pour moduler l’émission luminescente de chromophores organiques. Or, contrairement aux solutions homogènes favorisant la relaxation thermique, l’intégration de dérivés de borylaniline tels que le BANHPh ou le BANH2 au sein d’une matrice amorphe de PMMA garantit une rigidité structurelle apte à préserver les excitons triplets. Sous stimulation thermique, l’apport d’énergie déclenche un phénomène de conversion interne endothermique entre un état triplet de basse énergie et un état supérieur, générant une phosphorescence retardée avec un rendement quantique exceptionnel. Toutefois, la topologie singulière des chaînes polymères interagit avec l’architecture moléculaire du dopant pour lever la dégénérescence des conformères à l’état excité T1, imposant des contraintes stériques spécifiques qui altèrent les voies de désactivation non-radiative. Parallèlement, la versatilité de ce couplage thermomécanique permet d’ajuster finement les profils photophysiques, induisant une variation chromatique réversible induite par la chaleur sans compromettre l’intégrité du maillage. À l’inverse des matrices styréniques apolaires, les résines acryliques fonctionnalisées optimisent le croisement intersystème et stabilisent durablement la dynamique radiative des niveaux d’énergie. Cette avancée fondamentale ouvre la voie à l’éco-conception de dispositifs d’affichage à rémanence prolongée et de systèmes de cryptographie optique multiniveaux, viabilisant un chiffrement d’informations hautement sécurisé par le codage temporel de la luminescence.

https://www.nature.com/articles/s41467-026-69664-x

Ingénierie verte de films nanobiocomposites à matrice d’alcool polyvinylique et de chitosane renforcés par des nanoparticules d’oxyde de zinc

L’exploration approfondie des synergies macromoléculaires ouvre de nouvelles perspectives pour le développement de matrices polymères biodégradables destinées à l’emballage actif. Or, l’élaboration de ces films hybrides repose sur la co-dissolution d’alcool polyvinylique et de chitosane issu d’exosquelettes de crustacés, plastifiée par du polyéthylène glycol. L’intégration de nanoparticules d’oxyde de zinc, biosynthétisées par voie phytochimique, confère au réseau une intégrité structurale inédite. Au cœur de cette matrice, une dispersion rigoureuse favorise l’établissement d’un maillage dense de liaisons hydrogène interfaciales entre les groupements hydroxyles ou amides des polymères et les nano-renforts inorganiques. Cette dynamique topologique exalte la cohésion globale, se traduisant par une ductilité exceptionnelle et une résistance mécanique largement supérieure à celle des polyoléfines classiques. Parallèlement, l’inclusion de ces entités nanométriques génère un puissant effet de tortuosité qui restreint drastiquement la perméabilité à la vapeur d’eau, tout en entravant la migration délétère des molécules plastifiantes vers l’interface externe. Toutefois, l’architecture du plastifiant s’avère critique : à l’inverse du glycérol qui altère partiellement la cohésion par compétition intermoléculaire, le polyéthylène glycol préserve la robustesse du maillage tout en garantissant une souplesse optimale. Cette versatilité physico-chimique et barrière viabilise la conception d’emballages alimentaires éco-conçus de haute performance, concrétisant ainsi une alternative technologique pérenne face à l’hégémonie des plastiques fossiles.

https://www.nature.com/articles/s41598-026-39184-1

Prix « Jean-Pierre Pascault »2026 : Deadline 2 Avril 2026

Le groupe français d’études et d’applications des polymères (GFP) a le plaisir d’annoncer l’ouverture du prix « Jean-Pierre Pascault »2026 .
Ce prix annuel, créé en 2024, a pour objectif de distinguer un(e) scientifique ayant entre 40 et 50 ans dont la contribution scientifique dans le domaine des polymères mérite tout particulièrement d’être mise en valeur

Prix « Innovation » 2026 : Deadline 2 Avril 2026

Le groupe français d’études et d’applications des polymères (GFP) a le plaisir d’annoncer l’ouverture du prix « Innovation » 2026
Ce prix annuel, créé en 2024, a pour objectif de mettre en valeur des contributions innovantes dans le domaine des polymères.
Trois types de catégories de prix sont éligibles pour ce prix :

  • une innovation académique de rupture
  • une innovation partenariale publique/privée
  • une innovation issue d’une entreprise privée.

Prix « Jeune Chercheur » 2026 : Deadline le 2 Avril 2026

Le groupe français d’études et d’applications des polymères (GFP) a le plaisir d’annoncer l’ouverture du prix « Jeune Chercheur » 2026.
Ce prix annuel, créé en 2024, vise à pour distinguer un(e) scientifique en début de carrière qui a apporté une contribution originale au domaine des polymères.

Organiser le soufre à l’échelle atomique pour des plastiques innovants

Des chercheurs ont développé une stratégie de synthèse de précision permettant l’organisation rigoureuse du soufre élémentaire au sein d’architectures macromoléculaires, franchissant ainsi un obstacle majeur dans la chimie des matériaux riches en soufre. Cette approche novatrice repose sur l’emploi d’un synthone spécifique de type dithio-vinylthio en C2, véritable brique élémentaire permettant d’assembler des polymères « décorés » de soufre avec une régularité séquentielle et stéréochimique inédite. Contrairement aux méthodes conventionnelles telles que la vulcanisation inverse, qui génèrent souvent des réseaux amorphes et structurellement hétérogènes, cette maîtrise de l’agencement atomique induit une cristallinité élevée et une stabilité thermique remarquable. Outre ces gains structurels, les matériaux obtenus manifestent une propriété optique singulière : une luminescence intrinsèque intense, obtenue sans l’ajout d’aucun fluorophore organique ou métallique externe. Cette capacité à conjuguer ordre à longue distance et fonctionnalité photonique au sein d’une matrice processable ouvre des perspectives technologiques prometteuses pour la conception de plastiques optoélectroniques durables et de dispositifs d’affichage de nouvelle génération, valorisant une ressource abondante tout en s’affranchissant des additifs émissifs coûteux.

Synthèse de polyoléfines multiblocs ramifiées par métathèse croisée assistée : vers des élastomères thermoplastiques de nouvelle génération

Des chercheurs ont élaboré une stratégie de synthèse novatrice permettant l’obtention de copolymères multiblocs combinant des segments de polypropylène isotactique rigide et de caoutchouc éthylène-propylène, via une réaction de métathèse croisée entre chaînes macromoléculaires. L’approche méthodologique repose initialement sur l’incorporation contrôlée d’insaturations au sein du squelette polymère par copolymérisation avec du butadiène, un processus dont la cinétique est considérablement exaltée par l’introduction catalytique d’éthylène, favorisant la réactivation des espèces métal-allyle latentes en espèces alkyles actives. L’étape ultérieure de métathèse, catalysée par un complexe de ruthénium, exploite non seulement les doubles liaisons internes mais également les groupements vinyles pendants issus de l’insertion régio-irrégulière du diène, conduisant à la formation d’une architecture complexe caractérisée par des ramifications à longues chaînes. Contrairement aux mélanges physiques classiques qui présentent une ségrégation de phase marquée et une rupture fragile, cette nouvelle architecture induit une compatibilisation interfaciale partielle des domaines cristallins et amorphes. Cette synergie structurelle se traduit par une ductilité remarquable et une ténacité exceptionnelle sans phénomène de craquelure, qualifiant ces matériaux comme des candidats prometteurs pour le développement d’élastomères thermoplastiques polyoléfines de haute performance.

https://www.nature.com/articles/s41428-026-01144-x

Dépolymérisation avancée du PMMA : vers une circularité intégrale des résines acryliques

Une nouvelle approche technologique permet de franchir un cap décisif dans la valorisation des déchets polymères grâce à la commercialisation conjointe par Lummus Technology et Sumitomo Chemical d’un procédé de recyclage chimique de haute performance dédié au polyméthacrylate de méthyle (PMMA). Ce système innovant repose sur une dépolymérisation thermique maîtrisée qui inverse le processus de synthèse initial pour reconvertir la chaîne macromoléculaire du polymère solide en son monomère constitutif, le méthacrylate de méthyle (MMA). L’architecture du réacteur, optimisée pour un transfert thermique efficace, assure une scission sélective des liaisons covalentes, permettant d’extraire un monomère d’une pureté exceptionnelle, strictement équivalente à celle des grades vierges issus de ressources fossiles. Cette régénération à l’identique autorise la réintroduction illimitée de la matière dans des applications de haute technicité, telles que l’optique automobile ou l’électronique, sans dégradation des propriétés physico-chimiques ou mécaniques au fil des cycles. Parallèlement à cette prouesse qualitative, la mise en œuvre de ce procédé induit une diminution substantielle de l’empreinte carbone globale et réduit drastiquement la dépendance aux matières premières pétrochimiques, offrant ainsi aux industriels une solution robuste pour boucler définitivement le cycle de vie des résines acryliques.

Ingénierie de nanovecteurs furtifs à l’architecture biomimétique pour l’immunothérapie ciblée

Une étude récente met en lumière une stratégie d’encapsulation avancée visant à surmonter les limitations pharmacocinétiques des immunomodulateurs systémiques grâce au développement de revêtements polymères de « super-furtivité ». Cette approche repose sur l’auto-assemblage de copolymères à blocs amphiphiles formant une architecture micellaire cœur-coquille, dont la couronne hydrophile est constituée d’une brosse polymère dense, potentiellement de nature zwitterionique ou pseudo-peptidique. Cette interface macromoléculaire, caractérisée par une hydratation de surface exceptionnelle et une entropie conformationnelle élevée, génère une barrière stérique robuste qui inhibe drastiquement l’adsorption non spécifique des protéines plasmatiques, phénomène connu sous le nom d’opsonisation. En prévenant ainsi la reconnaissance et la séquestration rapide par le système réticulo-endothélial, ces nanotransporteurs bénéficient d’un temps de circulation sanguine considérablement prolongé. Parallèlement à cette protection passive, la fonctionnalisation de surface permet un ciblage actif, favorisant une accumulation préférentielle au sein du microenvironnement tumoral via l’effet de perméabilité et de rétention (EPR). Cette technologie de camouflage moléculaire, en découplant la toxicité systémique de l’efficacité thérapeutique , offre une plateforme robuste pour la délivrance contrôlée d’agents biologiques fragiles, marquant une étape décisive vers des traitements oncologiques de précision à index thérapeutique optimisé.
https://phys.org/news/2026-02-exploring-immune-drugs-coated-stealth.html

Découvrir/adhérer au GFP

Nouveauté 2024

Commission Enseignement

Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».

L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.

Sociétés Savantes et partenaires

Institut Charles Sadron CNRS UPR22
23 rue du Loess, BP 84047
67034 STRASBOURG Cedex2
web : http://www.gfp.asso.fr, Secrétaire general : gfp@gfp.asso.fr,
Secrétariat : secretariat@gfp.asso.fr,
webmaster : webmaster@gfp.asso.fr