Le réseau
- Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
- Des membres de la recherche académique et des industriels.
- Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
- Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
- Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
- Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).
L'organisation
- Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
- Des sections régionales couvrant tout le territoire français
- Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.
La structure de veille et de réflexion prospective
- Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
- Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
- Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.
Actualités
Les microplastiques menacent les habitats marins du golfe du Mexique
Une étude publiée dans npj Ocean Sustainability révèle, grâce à des modèles numériques avancés, que les rivières constituent la principale source de microplastiques dans le nord du golfe du Mexique, surpassant largement les rejets des stations d’épuration. Les simulations sur trois ans montrent une accumulation préoccupante à l’ouest du delta du Mississippi, zone clé pour tortues marines, dauphins et poissons commerciaux comme le vivaneau rouge. Les comportements des particules varient selon leur densité : les plus lourdes sédimentent, tandis que d’autres persistent en surface malgré l’agitation des vagues. Ce croisement entre cartes de pollution et aires de répartition des espèces met en lumière un risque direct pour la biodiversité et la sécurité alimentaire humaine. Le cadre méthodologique développé pourrait être appliqué à d’autres zones côtières pour cibler les sources de pollution et orienter les politiques de mitigation.
Polymères végétaux auto-réparants et antimicrobiens ouvrent la voie à de nouvelles applications high-tech
Des chercheurs de l’Université technologique de Kaunas (KTU) ont mis au point une nouvelle génération de vitrimères biosourcés aux propriétés remarquablement combinées : origine végétale, polymérisation induite par UV ou lumière visible sans catalyseurs, auto-cicatrisation thermique, mémoire de forme, effet antimicrobien et compatibilité avec l’impression 3D optique. Issus d’huiles végétales et de coproduits du biodiesel, ces matériaux multifonctionnels se distinguent par leur durabilité et leur absence d’additifs toxiques. Testés avec succès pour l’impression de connecteurs médicaux en Y, ils montrent aussi une efficacité contre divers microorganismes, ce qui les rend prometteurs pour la médecine, l’électronique, l’optique ou les capteurs. Ce travail, soutenu par le Conseil de la recherche de Lituanie (projet S-MIP-23-52), marque une avancée rare en réunissant dans un seul matériau des fonctions clés pour des applications industrielles et environnementales durables.
Un hydrogel peptidique pour un relargage prolongé et précis des médicaments
Des chercheurs de l’Université Rice présentent dans Nature Nanotechnology une plateforme innovante de délivrance de médicaments, SABER (self-assembling boronate ester release), basée sur un hydrogel peptidique formant un réseau 3D où les liaisons covalentes dynamiques ralentissent la diffusion des molécules thérapeutiques. Testée avec un antituberculeux, une seule injection surpasse un traitement oral quasi-quotidien. Avec l’insuline, le contrôle glycémique chez la souris passe de 4 h à 6 jours. Biodégradable, adaptable aux petites molécules comme aux biomédicaments (anticorps, hormones), SABER ouvre la voie à une meilleure observance thérapeutique et à des applications de pointe comme l’immunothérapie anticancéreuse, en réduisant effets secondaires et contraintes de stockage.
Les risques chroniques des bouteilles d’eau en plastique sous-estimés
Une revue publiée dans le Journal of Hazardous Materials par Sarah Sajedi (Concordia University) alerte sur les dangers liés à l’usage régulier des bouteilles d’eau en plastique à usage unique. En moyenne, un consommateur de bouteilles ingère jusqu’à 90 000 particules micro- et nanoplastiques de plus par an qu’un buveur d’eau du robinet, soit plusieurs dizaines de milliers au total. Ces particules issues de la fabrication, du stockage et de la dégradation des bouteilles pénètrent l’organisme, franchissent les barrières biologiques et peuvent atteindre le sang et les organes vitaux, induisant inflammation chronique, stress oxydatif, perturbations endocriniennes, atteintes neurologiques et cancers. Pourtant, les effets à long terme restent largement sous-étudiés en raison du manque de méthodes de détection fiables et harmonisées. L’étude souligne l’urgence d’intégrer les bouteilles d’eau jetables dans les politiques de réduction des plastiques et insiste sur l’éducation du public : leur usage ne devrait être envisagé qu’en situation d’urgence, le problème étant moins l’exposition aiguë que la toxicité chronique cumulative.
Frank Leibfarth, pionnier de la chimie des polymères pour la durabilité
Frank Leibfarth (Université de Caroline du Nord à Chapel Hill), finaliste 2025 du Blavatnik National Award, est reconnu pour ses travaux novateurs en chimie des polymères appliqués aux enjeux environnementaux. Il a mis au point : (1) des méthodes de fonctionnalisation sélective des liaisons C–H pour l’upcycling de plastiques en matériaux plus performants, (2) une nouvelle classe de thermoplastiques recyclables issus de monomères biosourcés grâce à des catalyseurs stéréosélectifs, et (3) des résines polymères à haute affinité capables de capturer les polluants éternels (PFAS) dans l’eau. Ces approches allient précision moléculaire et déploiement à grande échelle, influençant les politiques publiques, inspirant des pilotes industriels et donnant naissance à des applications commerciales via la start-up Sorbenta Inc.
https://blavatnikawards.org/honorees/profile/frank-leibfarth/
Des eaux usées municipales transformées en bioplastiques PHAs
Le projet KoalAplan, mené par le Fraunhofer IGB et ses partenaires, vise à transformer les stations d’épuration en bioraffineries capables de récupérer ammonium, hydrogène et surtout polyhydroxyalcanoates (PHAs). À partir d’un hydrolysat riche en acides organiques (acétique, propionique, butyrique) issu de la fermentation des boues, les chercheurs ont optimisé la production de poly(3-hydroxybutyrate-co-3-hydroxyvalérate) grâce à Cupriavidus necator et un procédé de perfusion avec rétention cellulaire. Le copolymère obtenu (≈10 % HV) présente une flexibilité et une mise en forme supérieures aux homopolymères. Cette approche valorise jusqu’à 97 % du carbone, réduit les émissions de CO₂ et ouvre la voie à des applications allant de l’emballage biodégradable aux implants médicaux.
https://www.specialchem.com/plastics/news/project-to-recover-phas-from-municipal-wastewater
Des taches de sueur et d’aliments effacées par la lumière bleue
Des chercheurs rapportent dans ACS Sustainable Chemistry & Engineering qu’une lumière LED bleue intense peut éliminer les taches jaunes de sueur, d’huiles et de pigments alimentaires (bêta-carotène, lycopène) sur coton, soie ou polyester, sans endommager les fibres. Le procédé exploite l’oxygène de l’air comme oxydant naturel, évitant l’usage de peroxyde ou d’UV qui peuvent fragiliser les textiles. Les tests montrent que la photodécoloration par LED bleue surpasse le peroxyde d’hydrogène et empêche la formation de sous-produits colorés. Cette méthode durable ouvre des perspectives pour des solutions d’entretien textiles plus respectueuses des matériaux et de l’environnement, en attente d’évaluations de sécurité et de tenue des couleurs avant une possible application domestique ou industrielle.
https://www.sciencedaily.com/releases/2025/09/250909031515.htm
Une coopération franco-japonaise dynamique autour des polymères
Relancée après la pandémie, la collaboration entre le Groupe français des polymères (GFP) et la Société japonaise des sciences polymères (SPSJ) s’intensifie, avec un second colloque bilatéral organisé en juillet 2025 à Kitakyūshū. Portée par des chercheurs de Montpellier (ICGM) et d’universités japonaises, cette coopération met en avant des approches complémentaires et vise des thématiques d’avenir comme les vitrimères, le recyclage et la fin de vie des polymères. La France y est reconnue comme un acteur scientifique de premier plan.
Vers de nouveaux polymères biodégradables grâce aux cétones cycliques acétales
Des chercheurs de l’Université Doshisha ont étudié des cétones cycliques acétales (CKA), monomères capables de subir une polymérisation radicalaire par ouverture de cycle (RROP), afin de concevoir des polyesters dégradables. En caractérisant un monomère substitué (5a) par RMN et tests de biodégradabilité (OCDE 301F), ils ont montré un taux de dégradation de 20 % (contre 40 % pour la cellulose) et une faible rétention de cycle (<10 %). L’introduction d’un modèle cinétique basé sur la DFT a permis de relier structure, réactivité et dégradabilité. Ces résultats ouvrent la voie à la conception rationnelle de polymères biodégradables pour l’emballage, l’agriculture et le biomédical.
https://phys.org/news/2025-09-explore-strategies-environmentally-safe-polymer.html
Des déchets plastiques au captage du CO₂ : une avancée prometteuse avec le matériau BAETA
Des chimistes de l’Université de Copenhague ont développé un procédé d’upcycling du PET (bouteilles, textiles) en un nouveau matériau baptisé BAETA, capable de capturer efficacement le CO₂. Ce MOF organique modifié, issu de PET dégradé et fonctionnalisé par de l’éthylènediamine, présente une forte affinité pour le CO₂ et une bonne régénérabilité thermique. Stable de la température ambiante jusqu’à 150 °C, il est parfaitement adapté aux flux chauds des usines industrielles. Ce procédé doux, peu énergivore, cible les déchets plastiques non recyclables, et ouvre la voie à une double valorisation environnementale : dépollution plastique et atténuation climatique.
https://www.sciencedaily.com/releases/2025/09/250905180736.htm
Découvrir/adhérer au GFP
Nouveauté 2024
Commission Enseignement
Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».
L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.
Sociétés Savantes et partenaires
Adhérer au GFP / Grille tarifaire
23 rue du Loess, BP 84047
67034 STRASBOURG Cedex2
web : http://www.gfp.asso.fr, Secrétaire general : gfp@gfp.asso.fr,
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