Le réseau
- Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
- Des membres de la recherche académique et des industriels.
- Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
- Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
- Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
- Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).
L'organisation
- Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
- Des sections régionales couvrant tout le territoire français
- Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.
La structure de veille et de réflexion prospective
- Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
- Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
- Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.
Actualités
Le recyclage avancé redonne de la valeur aux plastiques automobiles en fin de vie
Les véhicules modernes contiennent en moyenne plus de 180 kg de plastiques, représentant environ 10 % de leur masse totale. Avec 5,6 millions de tonnes de déchets plastiques générés chaque année par l’industrie automobile, la question du recyclage est devenue un enjeu majeur. Les sources de déchets sont multiples : rebuts de fabrication et de concession, débris d’accident fragmentés et hétérogènes, mais surtout plastiques dégradés et contaminés issus des véhicules en fin de vie. Ces flux complexes, dispersés et difficiles à trier limitent l’efficacité du recyclage mécanique classique.
ExxonMobil explore une stratégie combinant innovation, partenariats avec les constructeurs et utilisation de sa technologie de recyclage avancé. En caractérisant les différents types de plastiques automobiles et en menant des programmes pilotes avec Cyclyx, l’entreprise vise à transformer ces déchets en matières premières réutilisables. Les plastiques récupérés peuvent être convertis en carburants, lubrifiants ou polymères de haute qualité, inscrivant l’automobile dans une logique d’économie circulaire.
Avec plus de 200 millions de dollars investis pour étendre ses capacités à Baytown et Beaumont (Texas), ExxonMobil ambitionne de porter sa capacité mondiale de recyclage avancé à près de 450 000 t/an. Cette démarche illustre la volonté de l’industrie de considérer les plastiques automobiles non plus comme des rebuts mais comme une ressource stratégique à valoriser.
Une turbulence cachée révélée dans les fluides polymères
Des chercheurs de l’Okinawa Institute of Science and Technology ont montré que deux formes de turbulence coexistent dans les fluides polymères utilisés au quotidien, comme les shampooings ou le ketchup. Jusqu’ici, l’inertielle (due aux forces de mouvement) et l’élastique (due à l’élongation des chaînes polymères) étaient considérées comme distinctes, apparaissant dans des conditions opposées. Grâce à des simulations numériques à très haute résolution, l’équipe a découvert que, dans un même écoulement, les grandes échelles suivent la turbulence inertielle tandis que les petites échelles révèlent une turbulence élastique. Cette avancée unifie deux branches de la mécanique des fluides complexes et ouvre des perspectives pour la maîtrise des écoulements polymères dans le transport, le mélange chimique et les applications biomédicales.
[GDR MultiPODE] CALL FOR COMMUNICATIONS : September 30 & October 1, 2025, Bordeaux – Two scientific days dedicated to bio-based materials & eco-design, organized by the GPR PPM and GDR MultiPODE
Le Grand Programme de Recherche bordelais « Matériaux post-pétrole » (GPR PPM) et le GDR Multipode « Multifunctional nanostructured POlymer systems by DEsign » s’associent pour proposer deux journées thématiques dédiées aux matériaux bio-sourcés & à l’éco-conception le mardi 30 septembre et le mercredi 1 octobre à Talence. lire plus…
Construire et déconstruire les plastiques avec la lumière
Des chercheurs de l’Université de technologie d’Eindhoven viennent de démontrer qu’il est possible de créer et de recycler un polymère uniquement avec de la lumière LED. Cette nouvelle génération de matériaux repose sur une conception « design for recycling » où les liaisons chimiques sont pensées pour être réversibles. Alors que le recyclage classique par fusion dégrade progressivement les chaînes macromoléculaires, la voie photchimique permet de les scinder sélectivement en leurs briques constitutives, puis de reformer le polymère avec une qualité identique. Le groupe de recherche mené par Fabian Eisenreich a ainsi obtenu en laboratoire les premiers polymères capables d’entrer dans une boucle fermée de recyclage chimique, déclenchée par irradiation lumineuse. Au-delà d’un simple prototype, cette approche ouvre des perspectives pour des applications spécialisées comme des adhésifs recyclables ou la fabrication additive par photopolymérisation. L’ambition est d’élargir ces procédés à des polymères plus conventionnels, jusqu’à imaginer un jour un recyclage activé directement par la lumière solaire.
https://phys.org/news/2025-08-plastics-chemists-rethink-plastic-recycling.html
L’imagerie moléculaire révèle des défauts cachés dans les polymères électroniques
Des chercheurs ont utilisé la microscopie à effet tunnel (STM) couplée à l’électrospray deposition (ESD) pour observer au niveau moléculaire des polymères conducteurs issus de la condensation aldolique, une méthode de synthèse réputée verte et sans métaux. Cette analyse a mis en évidence deux types de défauts : des défauts de couplage, liés à des liaisons mal orientées créant des “coudes” dans la chaîne, et des défauts de séquence, perturbant l’ordre des motifs répétés. Ces irrégularités freinent le transport des électrons et peuvent limiter les performances en électronique flexible ou en dispositifs thermoélectriques. En optimisant la purification des monomères ou en combinant la condensation aldolique avec d’autres voies de polymérisation, l’équipe a démontré qu’il était possible de réduire fortement ces défauts et d’obtenir des polymères aux propriétés électroniques plus fiables, ouvrant la voie à des plastiques conducteurs à la fois performants et durables.
https://phys.org/news/2025-08-molecular-imaging-uncovers-hidden-flaws.html
Quand l’IA découvre des molécules qui rendent les plastiques plus résistants
Des chercheurs du MIT et de l’université Duke ont utilisé l’intelligence artificielle pour accélérer la recherche de nouvelles molécules capables de renforcer les polymères. Ils se sont intéressés aux ferrocenes, des composés organométalliques où un atome de fer est pris en sandwich entre deux cycles carbonés. Intégrés comme mécanophores — ces maillons moléculaires qui réagissent à une contrainte mécanique — certains ferrocenes agissent comme des points de rupture contrôlés. Au lieu de propager une fissure dans tout le matériau, ces liaisons plus faibles obligent la fracture à contourner les zones solides, ce qui augmente la résistance globale. Grâce à un réseau de neurones entraîné sur plus de 5 000 ferrocenes issus de bases de données, l’équipe a identifié une centaine de candidats prometteurs. Testé dans une matrice de polyacrylate, l’un d’eux, le m-TMS-Fc, a permis d’obtenir un plastique quatre fois plus résistant à la déchirure qu’un polymère classique. Cette stratégie ouvre la voie à des plastiques durables, dont la longévité accrue pourrait réduire la production et donc les déchets, tout en élargissant le champ des mécanophores utilisables, y compris pour des applications comme les capteurs de contrainte ou les catalyseurs activables mécaniquement.
https://phys.org/news/2025-08-ai-uncovers-molecules-stronger-longer.html
Un plastique intelligent auto-cicatrisant plus résistant que l’acier
Des chercheurs de Texas A&M University ont révélé les propriétés exceptionnelles d’un copolyester thermodurcissable aromatique (ATSP) renforcé de fibres de carbone. Ce vitrimer associe la stabilité des thermodurcissables et la flexibilité des thermoplastiques, donnant naissance à un matériau plus léger que l’aluminium et plusieurs fois plus résistant que l’acier. Sa particularité réside dans sa capacité à se réparer et à retrouver sa forme après un dommage, grâce à des échanges de liaisons activés par la chaleur. Lors de tests de fatigue cyclique, le matériau endommagé a retrouvé presque toute sa résistance après deux cycles de chauffage à 280 °C. ATSP est également recyclable : il peut être broyé, remodelé et réutilisé sans perte significative de performances, ce qui en fait un candidat prometteur pour l’aéronautique, la défense et l’automobile. Cette avancée ouvre la voie à une nouvelle génération de composites polymères adaptatifs, capables d’évoluer et de durer dans des environnements extrêmes.
https://www.specialchem.com/plastics/news/new-self-healing-smart-plastic-that-is-stronger-than-steel
Un revêtement anti-adhésif inspiré des plumes pourrait remplacer le Teflon
Des chercheurs de l’Université de Toronto ont mis au point un nouveau matériau anti-adhésif qui rivalise avec l’efficacité du Teflon tout en réduisant drastiquement l’usage des PFAS, ces « polluants éternels » connus pour leur persistance et leurs effets toxiques. La stratégie repose sur une chimie innovante baptisée nanoscale fletching, qui reproduit à l’échelle moléculaire l’organisation de plumes de flèches. De courtes chaînes de polydiméthylsiloxane (PDMS, un polymère silicone biocompatible) sont fixées en « brosses » et terminées par la plus petite molécule PFAS possible (un seul carbone avec trois fluorines). Cette architecture confère une forte répulsion à l’eau et aux graisses, avec des performances comparables aux revêtements fluorés classiques mais sans bioaccumulation. Testée sur des textiles, la surface atteint un grade 6 sur l’échelle de l’American Association of Textile Chemists and Colorists, au niveau des standards industriels actuels. Cette avancée ouvre la voie à des alternatives plus sûres pour les revêtements anti-adhésifs de la cuisine, des emballages ou encore des textiles techniques, avec l’objectif ultime de se passer totalement des PFAS tout en dépassant les performances du Teflon.
https://scitechdaily.com/bye-bye-teflon-this-slick-new-material-could-change-cookware-forever/
De l’icône futuriste au fléau environnemental, l’histoire des chaises en plastique
Nées aux États-Unis dans les années 1930 avec l’essor des polymères acryliques et renforcées par les pénuries de matériaux pendant la Seconde Guerre mondiale, les chaises en plastique se sont imposées comme symboles de modernité et de démocratisation du design. Les premières créations en fibre de verre de Charles et Ray Eames ou d’Eero Saarinen ont marqué l’âge d’or des années 1950-60, mêlant formes futuristes et surfaces brillantes, rendues possibles par la mise en œuvre de polymères thermodurcissables. Mais la crise pétrolière des années 1970 a révélé la dépendance de ces matériaux aux hydrocarbures, tandis que la fragilité des premiers plastiques ternissait leur image. L’injection de polymères thermoplastiques comme le polypropylène dans les années 1990 a relancé la tendance, mais les limites du recyclage mécanique ont rapidement souligné l’impact écologique massif : à peine 9 % des 8,3 milliards de tonnes de plastiques produits en 2020 ont réellement été recyclés. Aujourd’hui, designers et industriels explorent des alternatives intégrant des plastiques recyclés ou biosourcés (plantes, algues, CO₂), comme la Bell Chair de Magis fabriquée à partir de 2,8 kg de déchets plastiques. Pourtant, le mélange de fibres et de polymères rend encore le recyclage incertain. L’avenir de la chaise en plastique repose sur une transition accélérée vers des polymères entièrement renouvelables et une véritable économie circulaire, conciliant design, fonctionnalité et durabilité.
https://phys.org/news/2025-07-futuristic-icon-environmental-villain-year.html
Vers une production optimisée de bioplastiques à partir du gaz naturel
Une équipe du KAIST, en collaboration avec Stanford, a étudié l’effet de l’éthane, composant majeur du gaz naturel, sur le métabolisme de la bactérie méthanotrophe Methylosinus trichosporium OB3b, spécialisée dans l’oxydation du méthane. Bien qu’incapable d’utiliser l’éthane comme substrat de croissance, l’organisme le co-oxyde via la méthane monooxygénase particulaire, produisant de l’acétate. Cet intermédiaire réduit la croissance et la consommation de méthane, mais stimule l’accumulation de polyhydroxybutyrate (PHB), un bioplastique biodégradable. Les chercheurs ont montré que l’apport de pouvoir réducteur externe amplifie la consommation d’éthane sans freiner l’oxydation du méthane, révélant une compétition intracellulaire pour les ressources métaboliques. Ces résultats ouvrent la voie à l’exploitation contrôlée de mélanges méthane/éthane pour accroître la production durable de biopolymères à partir de gaz naturel.
https://phys.org/news/2025-08-potential-natural-gas-based-bioplastic.html
Découvrir/adhérer au GFP
Nouveauté 2024
Commission Enseignement
Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».
L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.
Sociétés Savantes et partenaires
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