Les travaux doctoraux menés à l’Université d’Amsterdam associent séparation par taille et reconnaissance chimique pour mieux identifier et quantifier les nanoplastiques dans les eaux usées et certaines matrices environnementales. La difficulté principale vient de la très petite taille des particules, de leur diversité chimique, de leur vieillissement et de la présence d’interférents organiques ou minéraux. La combinaison de techniques complémentaires permet de distinguer différents types de plastiques et de mieux relier les particules observées à leur origine matérielle. Les résultats sur des plastiques exposés à l’eau douce ou à l’eau de mer montrent que la fragmentation ne suit pas toujours une progression simple vers des tailles de plus en plus petites, et que les particules peuvent être distribuées de manière complexe dans la colonne d’eau. La portée est importante pour l’évaluation des risques : sans méthode robuste et comparable, les données sur l’exposition, la toxicité et la réglementation des nanoplastiques restent fragiles.
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