Worcester Polytechnic présente un capteur microfluidique pour détecter Salmonella enterica dans de petits volumes liquides. Le dispositif repose sur un polymère souple, plat et texturé, fonctionnalisé par des bactériophages capables de reconnaître et piéger sélectivement la bactérie cible. Le polymère est intégré au fond d’un canal microfluidique de format portable, fermé par un ruban plastique biocompatible ; le passage d’un échantillon liquide concentre les bactéries sur la surface active, puis une imagerie de fluorescence permet de visualiser les zones de capture. L’intérêt du système réside dans l’association d’un support polymère flexible, d’une reconnaissance biologique par phages et d’une architecture microfluidique simple, sans incubation longue ni équipement lourd de laboratoire pour la phase de capture. La source rattache cette approche à la sécurité alimentaire, avec des perspectives de détection sur site, d’élargissement à plusieurs pathogènes et d’intégration future dans des emballages ou lecteurs portables. La technologie reste au stade expérimental, mais elle illustre l’apport des surfaces polymères biofonctionnalisées dans les capteurs rapides, où la performance dépend à la fois de la chimie d’ancrage, de la topographie du support, du transport microfluidique et de la spécificité de l’agent biologique immobilisé.
https://phys.org/news/2026-05-harmless-viruses-salmonella-flexible-polymer.html