Les chercheurs de l’Université de Toronto développent un revêtement de polydiméthylsiloxane constitué de longues chaînes greffées à la surface comme des brosses moléculaires mobiles. Contrairement au silicone réticulé massif, cette architecture crée une surface souple et « liquidlike » dont la mobilité limite l’ancrage de protéines adhésives. Les essais utilisent l’albumine sérique bovine comme protéine modèle : lors du séchage de gouttes salines chargées en protéines, le dépôt adhère fortement au verre non revêtu, tandis que la surface recouverte de brosses de PDMS favorise la contraction du résidu puis son détachement par contact léger, souffle d’air ou rinçage. Le mécanisme cible les étapes initiales de l’encrassement biologique, car l’adhésion protéique conditionne souvent la fixation ultérieure de bactéries. Cette chimie silicone apporte une piste d’alternative aux revêtements fluorés pour surfaces hospitalières, dispositifs médicaux ou composants exposés aux contacts répétés, avec des validations encore nécessaires sur protéines bactériennes, micro-organismes pathogènes et procédés industriels de dépôt.
https://phys.org/news/2026-05-polymer-bristles-repel-proteins-germs.html