Le réseau
- Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
- Des membres de la recherche académique et des industriels.
- Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
- Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
- Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
- Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).
L'organisation
- Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
- Des sections régionales couvrant tout le territoire français
- Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.
La structure de veille et de réflexion prospective
- Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
- Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
- Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.
Actualités
Recyclage des plastiques : la France à la traîne en Europe
Selon les dernières données publiées par Eurostat, la France se classe parmi les plus mauvais élèves de l’Union européenne en matière de recyclage des emballages plastiques, avec un taux de seulement 25,7 % en 2023. Alors que la moyenne européenne atteint 42,1 %, certains pays comme la Belgique ou la Lettonie dépassent les 59 %. Malgré une légère amélioration globale du recyclage en Europe et une stabilisation des déchets produits, l’Hexagone peine à suivre la dynamique, mettant en lumière un retard structurel dans la mise en œuvre d’une gestion efficace des déchets plastiques. Ce constat relance la question de l’optimisation des filières de tri et de recyclage, au cœur des enjeux scientifiques et technologiques d’une économie circulaire performante.
https://www.usinenouvelle.com/article/la-france-mauvais-eleve-du-recyclage-des-emballages-en-plastique-en-europe.N2240022
PFAS : la mobilisation scientifique pour transformer la dépollution en innovation durable
Face à la menace croissante des PFAS, ces « polluants éternels » omniprésents et quasi indestructibles, la recherche française s’organise autour du CNRS pour inventer des solutions de dépollution à la fois efficaces et soutenables. Ces composés fluorés, utilisés depuis les années 1950 pour leurs propriétés antiadhésives et hydrofuges, s’accumulent dans l’environnement et les organismes vivants, posant un défi scientifique, énergétique et économique majeur. L’initiative coordonnée par la Direction des relations avec les entreprises (DRE) et la Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires (MITI) du CNRS illustre la puissance de la recherche partenariale entre laboratoires, start-up et industriels. Trois approches complémentaires émergent : la modélisation moléculaire prédictive de la deeptech MS4ALL, qui simule les mécanismes de dégradation pour identifier les voies réactionnelles les plus sûres ; la filtration membranaire réactive développée à l’Institut européen des membranes, combinant nanofiltration, électrochimie et sonolyse pour isoler et détruire les PFAS avant réinjection dans le sol ; et la dégradation électrochimique directe portée par la start-up TreeWater, capable de minéraliser totalement ces composés grâce à un procédé breveté d’électro-oxydation. Ces innovations, soutenues par des partenariats structurants avec SUEZ et Veolia, visent à accélérer le passage du laboratoire à l’échelle industrielle. En conjuguant intelligence artificielle, chimie verte et ingénierie de procédés, le CNRS et ses partenaires esquissent une nouvelle ère de dépollution : celle où la lutte contre les PFAS devient un moteur d’innovation scientifique et écologique.
Recyclage rapide du nylon issu des filets de pêche : une avancée chimique pour la valorisation durable des plastiques
Des chercheurs du Department of Materials Engineering de l’Indian Institute of Science (IISc) ont développé un procédé chimique novateur permettant de recycler efficacement le polyamide 66 (PA-66), un polymère couramment utilisé dans les filets de pêche et les pièces automobiles mais réputé difficile à retraiter. Publiée dans le Chemical Engineering Journal, l’étude décrit une réaction de transamidation accélérée dans laquelle un agent réticulant, la mélamine, est introduit dans le polymère fondu en présence d’un catalyseur. Cette réaction, compatible avec les extrudeuses industrielles, se déroule en moins de deux minutes et régénère des chaînes de nylon robustes tout en préservant leurs propriétés mécaniques après plusieurs cycles. L’approche repose sur une stratégie de « déconstruction-reconstruction » moléculaire : les liaisons rompues sont simultanément réparées, formant un matériau renforcé et réutilisable. Le nylon recyclé ainsi obtenu conserve une rigidité adaptée à des applications structurelles telles que bancs publics, séparateurs routiers ou pavés modulaires. L’équipe, dirigée par le Pr Suryasarathi Bose, démontre également la compatibilité du matériau avec l’impression 3D, ouvrant la voie à une production circulaire d’objets techniques et grand public. En alliant cinétique chimique rapide, recyclabilité et revalorisation d’un déchet marin critique, ce procédé illustre le potentiel de la chimie de polymérisation adaptative pour transformer les déchets plastiques en ressources performantes, tout en contribuant à la réduction de la pollution océanique.
Un champignon comestible pour imperméabiliser papiers et textiles sans plastique
Des chercheurs de l’Université du Maine, en collaboration avec l’American Chemical Society, ont mis au point un revêtement biodégradable et comestible à base de champignon capable de rendre divers matériaux imperméables, offrant une alternative naturelle aux films plastiques jetables. Publiée dans Langmuir, l’étude démontre que le mycélium du champignon Trametes versicolor, associé à des nanofibrilles de cellulose issues du bois, forme spontanément une couche dense bloquant l’eau, les huiles et les graisses. En cultivant ce mélange sur du papier, du denim, du feutre polyester ou du bois, les chercheurs ont obtenu, après quelques jours de croissance et de séchage, un film continu d’épaisseur comparable à une peinture, conférant une résistance hydrophobe visible par la formation de gouttelettes sphériques à la surface. Ce revêtement, inoffensif et stable, agit comme une barrière universelle contre les liquides tout en étant intégralement biosourcé et compostable. En combinant la chimie naturelle des polysaccharides fongiques et la nanostructuration de la cellulose, cette approche inaugure une nouvelle génération de matériaux d’emballage et de protection sans polymères synthétiques. Elle illustre la capacité des systèmes biologiques à générer des interfaces fonctionnelles et durables, susceptibles de remplacer les revêtements plastiques utilisés dans les emballages alimentaires et les textiles, réduisant ainsi la dépendance mondiale aux plastiques à usage unique.
https://phys.org/news/2025-10-edible-fungus-paper-fabric-liquid.html
Lignine luminescente issue du bois : une avancée en bio-ingénierie des matériaux optiques
Des chercheurs de l’Université d’Ehime ont réussi à conférer à la lignine — polymère aromatique majeur du bois — des propriétés photoluminescentes inédites grâce à une ingénierie génétique ciblée. En surexprimant l’enzyme Feruloyl-CoA 6’-hydroxylase dans des peupliers, ils ont intégré la molécule fluorescente scopolétine directement dans la matrice lignine, transformant ainsi un matériau traditionnellement opaque et peu exploité en un biopolymère optiquement actif. Cette intégration moléculaire homogène a permis d’obtenir une émission visible stable, modulable par le pH et réversible sous irradiation UV, ouvrant la voie à des fonctions photo-réactives inédites dans les matériaux lignocellulosiques. L’approche associe biologie moléculaire et photochimie pour concevoir des polymères biosourcés dotés de comportements luminescents contrôlables, sans ajout d’agents synthétiques externes. Les résultats démontrent la conservation de la fluorescence dans divers environnements polymériques, soulignant la compatibilité de cette lignine modifiée avec les matrices industrielles existantes. En dotant un constituant naturel abondant de propriétés optiques réglables, cette recherche inaugure un nouveau paradigme de valorisation de la biomasse, orienté vers la conception de matériaux intelligents et durables pour la détection environnementale, les dispositifs photo-actifs ou l’impression 3D fonctionnelle. Elle illustre la puissance de la bioconception pour transformer la chimie du bois en plateforme d’innovation en science des matériaux.
https://www.eurekalert.org/news-releases/1102884
Un polymère hélicoïdal dynamique et recyclable inspiré de la Shanghai Tower
Une équipe de l’Université de Groningue, dirigée par le professeur Ben Feringa, a conçu le premier polymère capable à la fois de changer de conformation et de se décomposer en ses unités de base, combinant ainsi adaptabilité structurale et recyclabilité chimique. Inspirée par l’architecture spiralée de la Shanghai Tower, cette recherche publiée dans Nature Chemistry décrit une macromolécule issue d’acides aminés et de ponts disulfures, qui adopte une configuration hélicoïdale à basse température avant de se détendre sous l’effet de la chaleur. Ce comportement réversible, analogue à celui de ressorts moléculaires biologiques tels que l’ADN ou les hélices α des protéines, confère au matériau une dimension biomimétique inédite. Sous certaines conditions, les liaisons disulfures se rompent pour libérer les monomères initiaux, imitant la dégradation enzymatique des protéines naturelles. Cette propriété ouvre des perspectives pour la conception de polymères biodégradables et autoréparables capables d’interagir avec des membranes ou des biomolécules. Fruit de cinq années de collaboration internationale, ce travail illustre comment le design moléculaire inspiré du vivant et la chimie dynamique peuvent converger vers une nouvelle génération de matériaux programmables et durables, où la forme et la fonction s’articulent autour d’une même logique de réversibilité.
Intégration réversible du fluor pour renforcer et recycler les polyesters biodégradables
Des chercheurs de l’Université de Bayreuth ont mis au point une nouvelle génération de polyesters fluorés alliant performance mécanique et recyclabilité chimique. Publiée dans Angewandte Chemie International Edition, leur étude montre que l’incorporation contrôlée d’atomes de fluor dans la chaîne polymère accélère la polymérisation, permet la formation de chaînes plus longues et confère au matériau une stabilité thermique et mécanique accrue. Cette approche repose sur la forte électronégativité du fluor, dont la présence modifie localement la polarité et la réactivité du polymère, facilitant ainsi la fonctionnalisation sélective et la modulation fine de ses propriétés. Contrairement aux polymères fluorés conventionnels, ces nouveaux matériaux conservent une dégradabilité chimique, le fluor pouvant être récupéré sous forme exploitable lors du recyclage. Ce double avantage — amélioration des performances et circularité du fluor — rend les polyesters biodégradables plus compétitifs face aux plastiques pétrosourcés, tout en limitant leur empreinte environnementale. En combinant chimie organofluorée et conception durable, l’équipe du Pr Alex J. Plajer démontre comment de simples ajustements moléculaires peuvent transformer des polymères recyclables classiques en matériaux hautement fonctionnels, ouvrant la voie à une nouvelle classe de plastiques intelligents, performants et véritablement circulaires.
https://phys.org/news/2025-10-recyclable-fluorine-properties-degradable-polyester.html
Vers un changement systémique pour réduire la pollution plastique marine
Des chercheurs de l’Université norvégienne des sciences et de la technologie (NTNU) proposent une approche transdisciplinaire pour repenser la lutte contre la pollution plastique des océans à sa source. Publiée dans PLOS Sustainability and Transformation, leur étude analyse plus de cinquante mesures mises en œuvre en Norvège depuis les années 1980, révélant que la majorité se concentre sur le nettoyage et le recyclage, sans modifier les comportements ou les structures qui génèrent le problème. Seules trois initiatives — le réseau municipal KIMO, la stratégie gouvernementale d’économie circulaire et l’International Ocean Panel — affichent un potentiel réellement transformateur, en intégrant des valeurs pro-sociales et pro-écologiques axées sur le bien-être collectif et la durabilité. L’équipe dirigée par Natalya Amirova met en avant l’importance d’un « changement de valeurs » : les politiques dominées par des objectifs économiques et matériels tendent à reproduire les dynamiques de surconsommation, tandis que la valorisation de la santé des océans, de la biodiversité et des relations entre humains et nature favorise des comportements durables. Les chercheurs appellent à substituer les indicateurs de croissance économique par des mesures de qualité environnementale et à soutenir les initiatives locales à faible empreinte plastique. En plaçant la psychologie, la gouvernance et l’économie circulaire au cœur de la réflexion, cette étude propose une transformation culturelle et structurelle profonde, indispensable pour éviter que les océans du futur ne contiennent plus de plastique que de poissons.
Hydrogel biomimétique inspiré du poulpe pour la manipulation douce en milieu humide
Des chercheurs du Lanzhou Institute of Chemical Physics (CAS) et de l’Université Jiao Tong de Shanghai présentent un gripper souple biomimétique, inspiré des ventouses de poulpe, capable de manipuler sans dommage des objets extrêmement fragiles dans des environnements aqueux. Cette innovation repose sur un hydrogel supramoléculaire imprimable en 3D, dont la structure combine des réseaux de liaisons hydrogène fortes et faibles assurant à la fois flexibilité et robustesse. Le matériau ainsi obtenu se distingue par une adaptation mécanique spontanée, reproduisant la souplesse et la réversibilité des tissus biologiques. L’architecture du gripper intègre une membrane à courbure variable associée à une cavité à pression négative, permettant une adhésion contrôlée et une libération délicate de l’objet saisi. Cette approche purement hydraulique, sans recours à des polymères silicones, permet d’obtenir une déformation importante avec une consommation d’énergie minimale. L’impression 3D haute résolution offre par ailleurs la possibilité de concevoir des structures complexes, telles que des réseaux de ventouses et des tentacules multi-segments, rendant l’outil facilement personnalisable. Au-delà de la robotique sous-marine, cette technologie ouvre des perspectives pour la manipulation d’échantillons biologiques, l’agroalimentaire ou la chirurgie douce. En alliant chimie supramoléculaire, biomimétisme et fabrication additive, cette étude démontre une voie novatrice vers des systèmes robotiques capables d’interactions sûres, adaptatives et respectueuses des matériaux vivants.
Recyclage durable du PET par mécanochimie : une nouvelle voie sans chaleur ni solvants
Des chercheurs de Georgia Tech ont mis au point une méthode de dépolymérisation du poly(éthylène téréphtalate) reposant sur des forces mécaniques plutôt que sur la chaleur ou des réactifs corrosifs. Publiée dans Chem, cette approche mécanochimique exploite l’énergie des collisions de billes métalliques pour déclencher des réactions chimiques capables de rompre les liaisons du polymère à température ambiante. Sous l’impact, l’énergie se concentre localement dans des microzones où les chaînes de PET se déforment, se fracturent et deviennent réactives vis-à-vis d’agents solides comme l’hydroxyde de sodium. L’étude combine expériences de collision contrôlée et modélisation atomistique afin de cartographier la distribution d’énergie et les transformations structurales associées. Les résultats montrent qu’au-delà d’un certain seuil d’énergie, le PET se fragmente rapidement en ses monomères constitutifs, sans recourir à des solvants ou à des températures élevées. Cette compréhension mécanistique ouvre la voie à une ingénierie de procédés de recyclage plus propres et plus rapides, optimisant l’efficacité énergétique et réduisant les émissions liées à la refonte thermique des plastiques. En reconstituant les briques moléculaires de base du PET, cette méthode contribue à fermer la boucle du recyclage, transformant les déchets polymériques en ressources réutilisables. Elle représente une avancée majeure vers une circularité industrielle des plastiques fondée sur la mécanochimie comme moteur de dégradation contrôlée et durable.
https://phys.org/news/2025-10-mechanical-method-collisions-plastic-sustainable.html
Découvrir/adhérer au GFP
Nouveauté 2024
Commission Enseignement
Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».
L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.
Sociétés Savantes et partenaires
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