Le réseau

  • Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
  • Des membres de la recherche académique et des industriels.
  • Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
  • Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
  • Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
  • Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).

L'organisation

  • Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
  • Des sections régionales couvrant tout le territoire français
  • Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.

La structure de veille et de réflexion prospective

  • Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
  • Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
  • Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.

A ne pas manquer !!!

 

➡️ Conférence internationale MATÉRIAUX 2026 – COLLOQUE 9 qui inclut le COLLOQUE NATIONAL DU GFP 2026

 

 

 

 

➡️53èmes JEPO – Houlgate

 

 

 

Les 53èmes journées d’étude des polymères sont organisées cette année par la section grand ouest du GFP, qui aura le plaisir de vous accueillir du 5 au 9 Octobre 2026 au Centre sportif de Normandie à Houlgate (département du Calvados).

Actualités

La mécanocatalyse s’affirme comme outil de dépolymérisation et de chimie durable sous contrainte mécanique

Des chercheurs de l’IC2MP, à Poitiers, signent une analyse des fondements et verrous de la mécanocatalyse, un domaine où la force mécanique n’est plus un simple moyen de broyage mais un paramètre de réactivité. L’article met en avant un changement conceptuel : structure du catalyseur, transfert d’énergie mécanique et activation chimique doivent être pensés ensemble. Pour les polymères, l’enjeu est particulièrement intéressant dans la dépolymérisation, car la rupture contrôlée des chaînes peut théoriquement être favorisée par des contraintes localisées, tout en limitant certains solvants ou conditions thermiques sévères. La source souligne toutefois que plusieurs obstacles demeurent, notamment la compréhension des mécanismes induits par la force, la conception de catalyseurs mécaniquement robustes et le passage à des réacteurs continus ou intensifiés. Cette prudence est importante : la mécanocatalyse ne constitue pas encore une solution universelle de recyclage, mais une voie de recherche capable de renouveler les procédés de conversion du carbone organique, de la biomasse aux plastiques. Sa portée industrielle dépendra de la capacité à relier cinétique, usure des matériaux et sélectivité de coupure.

La chaire CYCLADES associe recyclage, procédés et intelligence artificielle pour fiabiliser les plastiques recyclés

Une initiative portée par le CEMEF et l’IPC formalise un programme de recherche appliquée consacré à l’intégration des matières plastiques recyclées dans des procédés industriels exigeants. La difficulté scientifique centrale tient à la variabilité intrinsèque des gisements recyclés : distribution des masses molaires, historique thermique, présence de charges ou de fibres, contaminants et hétérogénéités de composition influencent simultanément la rhéologie, la cristallisation, la morphologie et les propriétés finales. La chaire vise donc à relier mise en forme, développement microstructural et performances d’usage, avec un recours explicite aux outils numériques et à l’intelligence artificielle pour identifier les paramètres critiques de qualité. Les premiers axes mentionnés concernent les composites thermoplastiques, les mélanges polyoléfines et les enjeux d’impact, de durabilité et d’industrialisation. La portée industrielle est particulièrement nette : passer d’un recyclage fondé sur l’opportunité matière à une ingénierie prédictive des formulations recyclées, capable de répondre aux cahiers des charges de secteurs comme l’automobile, l’aéronautique ou l’emballage.

Une électrode à nanofils d’argent convertit le CO₂ en précurseurs de plastiques avec une forte sélectivité

Des chercheurs ont développé une architecture d’électrode destinée à améliorer la conversion électrochimique du dioxyde de carbone en composés carbonés utilisables comme précurseurs de plastiques, notamment l’éthylène. Le verrou traité est celui de l’inondation des électrodes, phénomène dans lequel l’électrolyte pénètre la structure poreuse et réduit l’accès du CO₂ aux sites catalytiques. La solution proposée repose sur une organisation en trois couches associant un support hydrophobe, une couche catalytique à base de cuivre et un réseau supérieur de nanofils d’argent. Cette architecture ne sert pas seulement à conduire les charges : les nanofils participent aussi à la réaction en générant du monoxyde de carbone, ensuite transféré vers les sites cuivre où se forment des produits multicarbonés. L’électrode fonctionne donc comme un système catalytique tandem, dans lequel conduction, protection contre l’eau et sélectivité réactionnelle sont intégrées dans un même objet. L’intérêt technologique est important pour la chimie du carbone, car cette stratégie rapproche la conversion du CO₂ d’une voie plus stable et plus sélective vers des intermédiaires de l’industrie des polymères. À terme, elle pourrait alimenter des procédés de production d’oléfines, d’alcools ou de carburants à partir de carbone recyclé plutôt que de ressources fossiles.

https://phys.org/news/2026-04-electrode-technology-efficiency-plastic-precursors.html

Durabilité des polymères en environnement marin : l’IFREMER consolide les bases physico-chimiques du vieillissement en mer

Des chercheurs de l’IFREMER Centre de Bretagne proposent une mise au point structurante sur le comportement à long terme des matériaux polymères exposés aux contraintes marines. L’article replace la durabilité non comme une simple résistance globale, mais comme le résultat d’un couplage entre pénétration de l’eau, oxygène dissous, rayonnement ultraviolet, sollicitations mécaniques et évolution progressive de la microstructure. La synthèse insiste sur la manière dont l’absorption d’eau, la plastification, l’oxydation et les endommagements interfaciaux modifient la réponse mécanique, en particulier lorsque les matériaux sont employés dans des structures offshore, des équipements immergés ou des composants soumis à des cycles environnementaux répétés. L’intérêt de ce travail tient à son articulation entre vieillissement chimique, comportement mécanique et conditions d’usage réelles, ce qui permet d’éviter une vision trop simplifiée des essais accélérés. Pour l’industrie maritime, l’enjeu est direct : mieux prévoir les pertes de performance, dimensionner les pièces avec des marges plus rationnelles et orienter le choix des formulations vers des solutions plus robustes ou plus réparables.

Des microgels adhésifs agrègent les microplastiques pour faciliter leur extraction de l’eau

Une nouvelle approche exploite des microgels souples comme agents de capture capables d’adhérer à des microplastiques de nature variée et de favoriser leur rassemblement aux interfaces. Le principe repose sur des interactions multivalentes : au lieu de chercher une reconnaissance chimique unique, les particules de gel offrent une surface déformable capable de multiplier les contacts faibles avec des fragments de plastiques hétérogènes. Cette logique est particulièrement intéressante pour le traitement des eaux, car les microplastiques environnementaux présentent des morphologies, des charges de surface et des états d’oxydation très différents selon leur origine et leur vieillissement. Le système ne se limite donc pas à une famille de polymères idéale, mais vise une robustesse d’interaction dans un milieu complexe. Sur le plan des procédés, l’intérêt réside dans l’agrégation induite, qui transforme des particules dispersées et difficiles à retirer en ensembles plus manipulables par séparation interfaciale ou filtration. Le débouché industriel se situe dans les technologies de dépollution douce, avec un potentiel pour des modules compacts de traitement d’eaux usées ou d’effluents chargés en fragments plastiques.

https://advanced.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1002/advs.75293

 

Des méthodes d’évaluation pour sécuriser les plastiques recyclés destinés aux emballages alimentaires

Une publication sectorielle récente met en avant un enjeu devenu central pour l’intégration de matières recyclées dans les emballages alimentaires : la capacité à démontrer, par des méthodes d’évaluation robustes, que les plastiques recyclés peuvent être employés sans compromettre la sécurité sanitaire. Le verrou ne réside pas seulement dans la qualité mécanique ou optique de la matière régénérée, mais dans la maîtrise des contaminants potentiels, de leur migration et de leur variabilité selon l’origine des déchets. Pour les polymères destinés au contact alimentaire, cette exigence impose une approche beaucoup plus fine que le simple contrôle de formulation : il faut qualifier le gisement, documenter les procédés de décontamination, vérifier l’aptitude au contact et établir des critères reproductibles de conformité. Ce type de démarche est particulièrement important pour le PET, mais il concerne plus largement toutes les filières qui ambitionnent d’introduire davantage de contenu recyclé dans des usages sensibles. Sur le plan industriel, la portée est majeure : sans outils d’évaluation crédibles, le recyclage alimentaire reste limité par la défiance réglementaire et la difficulté de preuve ; avec des méthodes stabilisées, il peut devenir une voie plus sûre pour concilier circularité, exigences sanitaires et montée en taux de matière recyclée.

Des chaînes dégradables conçues par métathèse alternée à partir de briques biosourcées

Une nouvelle approche permet de produire des matériaux dégradables à partir de monomères issus de la biomasse en mobilisant une copolymérisation alternée par ouverture de cycle de type métathèse entre des oxa-norbornènes biosourcés et le dihydrofurane. Le point fort du travail tient au fait que la déconstructibilité n’est pas ajoutée après coup sur une chaîne récalcitrante, mais inscrite dans l’ossature même du matériau par l’introduction maîtrisée de motifs énol-éther sensibles à l’acide. Cette stratégie de séquence alternée répond à une difficulté classique de la chimie des matériaux biosourcés : obtenir des chaînes à la fois solubles, bien définies et capables de se dégrader proprement en fragments dérivés des unités de départ. L’étude montre également que la régiosélectivité n’est pas laissée au hasard de la polymérisation, mais résulte d’un contrôle cinétique éclairé par le calcul, ce qui renforce la valeur prédictive de la méthode. En outre, la possibilité de régler les propriétés thermiques et mécaniques par le choix du substituant porté par l’oxa-norbornène élargit nettement le champ des applications. Cette contribution dessine ainsi une voie crédible vers des matériaux de spécialité où origine renouvelable, précision de structure et fin de vie chimique sont conçues comme un ensemble cohérent.

Une conversion du polyéthylène en carburants par sels fondus

Des chercheurs ont proposé une voie de valorisation du polyéthylène usagé qui s’écarte nettement des schémas de pyrolyse les plus lourds en s’appuyant sur un bain de sels fondus à base de chlorure d’aluminium, jouant à la fois le rôle de milieu réactionnel et de site catalytique. L’intérêt scientifique du procédé réside dans la simplification de l’environnement réactionnel : la coupure des longues chaînes carbonées ne nécessite ni catalyseur noble, ni solvant organique, ni apport extérieur d’hydrogène, ce qui modifie en profondeur l’économie de la transformation. Les auteurs attribuent l’efficacité du système à la formation de sites acides de Lewis fortement actifs, capables de promouvoir la fragmentation sélective des chaînes et de stabiliser les intermédiaires carbenium dans un milieu ionique dense. Cette lecture est importante, car elle relie directement la structure du sel fondu à la distribution finale des coupes hydrocarbonées et donne un cadre mécanistique plus solide à une technologie souvent présentée seulement sous l’angle du rendement. À l’échelle industrielle, la portée est double : réduire la sévérité opératoire par rapport aux procédés thermiques classiques, et offrir une voie plus simple pour convertir des flux abondants de polyéthylène en produits liquides à plus forte valeur d’usage.

Le PPWR entre dans sa phase interprétative avec la publication d’une guidance européenne

La publication par la Commission européenne d’un document d’orientation sur le règlement relatif aux emballages et aux déchets d’emballages constitue un signal particulièrement important pour toute la chaîne des matériaux et de l’emballage. Même si la date précède légèrement la fenêtre hebdomadaire stricte, ce texte mérite d’être intégré à ce bloc tant son effet de structuration est immédiat. Son intérêt ne réside pas dans l’annonce de nouveaux objectifs, déjà connus dans le règlement, mais dans l’ouverture de la phase interprétative qui conditionnera l’atterrissage concret des exigences de recyclabilité, de contenu recyclé, de conception et d’information. En pratique, cela signifie que la conformité ne dépendra plus seulement du choix d’une matière, mais de la capacité à documenter, qualifier et démontrer son adéquation aux futurs cadres d’application. Pour les producteurs d’emballages et les transformateurs, cette guidance agit comme un pré-signal opérationnel : elle annonce les zones de friction, les points à clarifier et les attentes documentaires qui pèseront sur les années de transition. À plus long terme, elle renforcera probablement la concurrence entre solutions non sur des promesses générales de durabilité, mais sur leur aptitude réelle à satisfaire des critères harmonisés à l’échelle du marché européen.

Découvrir/adhérer au GFP

Nouveauté 2024

Commission Enseignement

Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».

L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.

Sociétés Savantes et partenaires

Institut Charles Sadron CNRS UPR22
23 rue du Loess, BP 84047
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