Le réseau
- Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
- Des membres de la recherche académique et des industriels.
- Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
- Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
- Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
- Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).
L'organisation
- Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
- Des sections régionales couvrant tout le territoire français
- Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.
La structure de veille et de réflexion prospective
- Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
- Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
- Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.
Actualités
Polymère 2D à conduction métallique : une percée en électroplasturgie
Une équipe internationale, regroupant notamment des chercheurs de la TU Dresden et du Max Planck Institute, a synthétisé une forme ordonnée de polyaniline bidimensionnelle (2DPANI) qui présente des propriétés conductrices exceptionnelles. Ce matériau innovant offre une conductivité anisotrope de 16 S/cm dans le plan et de 7 S/cm en travers des couches, avec des mesures en courant continu atteignant jusqu’à 200 S/cm. Ces résultats témoignent d’un comportement de transport de charge typiquement métallique, notamment par conduction tridimensionnelle, et ouvrent ainsi de nouvelles perspectives pour le développement d’électroniques organiques, le blindage électromagnétique et la technologie des capteurs. Selon Thomas Heine, responsable de la chimie théorique à la TU Dresden, cette avancée représente une percée fondamentale dans la recherche sur les polymères conducteurs, en permettant de remplacer les métaux par des alternatives organiques performantes.
https://omnexus.specialchem.com/news/industry-news/polymer-with-metal-like-conductivity-000236333
Zwitterions : la solution « Goldilocks » pour des implants sans caillots
Des chercheurs de l’Université de Sydney explorent l’utilisation de revêtements zwitterioniques pour prévenir la formation de caillots sanguins sur les implants médicaux, notamment les valves cardiaques et les stents. Ces molécules, naturellement présentes dans les membranes cellulaires, possèdent à la fois une charge positive et négative, ce qui leur confère une neutralité globale et une forte affinité pour l’eau. En créant un mince revêtement de quelques nanomètres, les scientifiques parviennent à générer une couche d’eau protectrice à la surface des implants. Cette « armure aqueuse » empêche l’adhérence des protéines du sang, réduisant ainsi le risque de thrombose, tout en améliorant la longévité des dispositifs implantables. Le défi, qualifié de « problème Goldilocks », consiste à déterminer la quantité idéale de zwitterions à appliquer, ni trop, ni trop peu, pour optimiser leur efficacité sans provoquer d’effets indésirables. Les travaux, publiés dans Cell Biomaterials (DOI : 10.1016/j.celbio.2024.100005), offrent un plan détaillé pour le développement de surfaces anti-caillots et ouvrent de nouvelles perspectives pour la conception d’implants plus sûrs et durables.
https://www.eurekalert.org/news-releases/1074179
Mycofluid : une alternative compostable aux plastiques grâce aux résidus de café et aux spores de Reishi
Des chercheurs de l’Université de Washington ont développé un procédé innovant permettant de transformer les marc de café usagés en une pâte biodégradable, baptisée « Mycofluid ». Cette pâte, obtenue en mélangeant marc de café, farine de riz complet, spores de champignon Reishi, gomme xanthane et eau, est utilisée pour l’impression 3D d’objets. Après impression, les pièces sont inoculées avec des spores de Reishi, qui forment une fine couche de mycélium – un réseau ressemblant à des racines – enveloppant les structures imprimées. Ce revêtement mycélien confère aux objets une résistance comparable à celle du polystyrène expansé, tout en étant entièrement compostable. Idéal pour remplacer des emballages tels que le Styrofoam, ce procédé offre une solution personnalisable et durable pour les petites productions, notamment pour des emballages sur mesure destinés aux petites entreprises.
Revêtement transparent superhydrophile pour séparation durable huile/eau
Des chercheurs ont développé un revêtement innovant, intégrant une interphase inspirée par les moules et une couche composite double constituée de nanofibres de cellulose rigides et de carbonate de calcium amorphe, permettant de créer une surface superhydrophile aux propriétés anti-encrassement par huile exceptionnellement persistantes sur divers substrats. Ce revêtement, grâce à l’interconnexion étroite entre l’intercouche adhésive et la couche externe hautement hydratée, empêche efficacement l’encrassement par divers types d’huile, que ce soit dans des environnements pré-humidifiés ou déjà contaminés, garantissant ainsi une séparation efficace et durable des émulsions huile/eau sans déclin significatif du flux, avec un taux de récupération du flux proche de 100 %. De plus, le revêtement présente des propriétés antifogging et une grande transparence, ouvrant la voie à des applications potentielles dans des dispositifs optiques, tout en répondant aux besoins d’une séparation à long terme dans des conditions industrielles sévères.
Hydrogels d’ADN innovants pour une libération prolongée de médicaments
Des chercheurs de l’Université de Tokyo ont développé des hydrogels d’ADN optimisés à partir de nanostructures en forme de Takumi, minimisées pour n’utiliser que deux oligonucléotides (ODN) par unité, soit seulement 68 nucléotides au total. Cette approche, détaillée dans le Journal of Controlled Release (DOI : 10.1016/j.jconrel.2024.11.052), permet de former des hydrogels biocompatibles et injectables présentant une rétention prolongée in vivo, comme démontré par des expériences chez la souris où le gel contenant de la doxorubicine a persisté au moins 168 heures et induit des effets antitumoraux significatifs. En réduisant les coûts de préparation et le risque d’effets hors cible par rapport aux méthodes antérieures (par exemple, les hydrogels à base de hexapodna), cette stratégie promet d’améliorer l’efficacité des systèmes de délivrance de médicaments et d’ouvrir la voie à des applications dans la libération ciblée d’antigènes et d’autres biomolécules.
https://www.eurekalert.org/news-releases/1073422
Nanoplastiques sur glaciers alpins : une étude révélatrice
Des chercheurs du Centre Helmholtz pour la Recherche Environnementale – UFZ, en collaboration avec des alpinistes expérimentés, ont détecté des particules plastiques nanométriques sur des glaciers alpins situés à plus de 3 000 m d’altitude. En collectant des échantillons de neige et de glace à 14 sites en France, en Italie et en Suisse, l’équipe a utilisé un spectromètre de masse à transfert de protons couplé à une désorption thermique pour identifier les plastiques présents. Les analyses ont révélé la présence principalement de polyéthylène et de polystyrène, avec une empreinte liée à l’usure des pneus, tandis que le PET était beaucoup moins fréquent. Les concentrations mesurées variaient entre 2 et 80 ng/ml dans la neige fondue, indiquant une distribution hétérogène due aux conditions locales, notamment la force du vent qui redistribue les particules. Par ailleurs, un modèle de dispersion atmosphérique (Flexpart) a permis d’identifier les sources probables des nanoplastiques, majoritairement provenant de l’Atlantique, ainsi que de la France, de l’Espagne et de la Suisse. Ce travail, publié dans Scientific Reports (DOI : 10.1038/s41598-024-84210-9), souligne l’importance de comprendre la dispersion globale des plastiques et ouvre la voie à un projet de science citoyenne, GAPS 2024, visant à étendre l’étude des nanoplastiques sur les glaciers à l’échelle mondiale.
Méthode écologique de séparation et de recyclage des réfrigérants
Des chercheurs de l’Université du Kansas, menés par la doctorante Abby Harders dans le groupe du professeur Mark Shiflett, ont mis au point une méthode innovante reposant sur des membranes en polymères fluorés amorphes pour séparer efficacement les mélanges complexes de réfrigérants, en particulier les hydrofluorocarbures (HFC) dont l’émission contribue fortement au réchauffement climatique. Grâce à un procédé de revêtement personnalisé qui permet la fabrication de fibres creuses composites dotées de couches submicroniques sur supports poreux, cette technologie optimise la séparation des composants gazeux, surpassant ainsi les limites des méthodes traditionnelles telles que la distillation. Cette approche est particulièrement pertinente dans le contexte des réglementations internationales, notamment l’amendement de Kigali et l’American Innovation and Manufacturing Act, qui visent à réduire progressivement la production et l’émission des HFC, tels que le HFC-134a, dont le potentiel de réchauffement est 1 430 fois supérieur à celui du CO₂. En facilitant la récupération, la purification et la réintroduction des réfrigérants sur le marché, la méthode proposée offre une solution économiquement viable pour prévenir la libération massive de ces gaz en fin de vie des équipements. Publiée dans Science Advances, cette recherche ouvre de nouvelles perspectives pour le recyclage industriel des réfrigérants, contribuant ainsi à la réduction de l’empreinte carbone du secteur et à la transition vers une économie circulaire.
https://phys.org/news/2025-02-eco-friendly-method-recycle-refrigerants.html
Des chercheurs surpassent la soie naturelle grâce à une approche holistique
Des chercheurs de l’Institut for Frontier Materials de Deakin University, dirigés par le Dr Ben Allardyce et le doctorant Martin Zaki, ont réalisé une avancée mondiale en reproduisant artificiellement le processus de filature de la soie sans recourir au décatissage traditionnel. En contournant la séparation du revêtement de séricine, leur méthode consiste à dissoudre intégralement les cocons de soie à l’aide d’un procédé innovant de broyage suivi d’un solvant sursaturé, permettant ainsi de préparer une solution homogène qui imite étroitement la soie produite par les vers à soie. Filées par voie humide dans leur installation pilote, les fibres obtenues présentent des performances exceptionnelles – elles sont huit fois plus résistantes et 218 fois plus tenaces que celles issues des procédés conventionnels de décatissage. Cette percée, publiée dans Advanced Materials, ouvre de nouvelles perspectives pour la fabrication de matériaux durables et énergétiquement efficients, et pourrait être étendue à d’autres biopolymères pour produire des fibres de haute performance, tout en réduisant l’impact environnemental du processus de production.
https://phys.org/news/2025-02-surpass-silkworm-silk-holistic-approach.html
Une avancée révolutionnaire dans la valorisation des déchets plastiques
Des chercheurs ont récemment mis au point des procédés innovants permettant de transformer les déchets plastiques, notamment le polyéthylène (PE) et le polypropylène (PP), en produits chimiques de grande valeur. L’un des procédés utilise la pyrolyse contrôlée pour décomposer ces plastiques en oléfines, qui sont ensuite converties en aldéhydes et réduites en composés oxygénés tels que des alcools et des diols. Une autre approche consiste à transformer ces plastiques en cires, qui, après oxydation et saponification, génèrent des acides gras servant de précurseurs pour la fabrication de surfactants et de détergents. Ces innovations offrent une voie prometteuse pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles et soutenir une économie circulaire, en valorisant les déchets plastiques comme sources de matières premières industrielles.
Engrais à libération contrôlée : un risque microplastique insoupçonné
Une étude menée par l’Université du Missouri-Columbia révèle que les engrais à libération contrôlée, recouverts d’un polymère non biodégradable pour encapsuler les nutriments, génèrent des microplastiques au fur et à mesure de leur dégradation dans le sol. Ces microcapsules, conçues pour libérer lentement les nutriments, laissent derrière elles des particules de plastique qui s’accumulent et posent des risques environnementaux et sanitaires à long terme pour les sols, la faune et potentiellement la chaîne alimentaire. Face à ces constats, la chercheuse Maryam Salehi et ses collaborateurs recommandent d’adopter des alternatives plus durables, telles que des revêtements biodégradables, ou d’améliorer les pratiques de gestion des eaux pluviales afin de limiter le ruissellement des microplastiques vers les cours d’eau. Cette recherche, publiée dans le Journal of Hazardous Materials (DOI : 10.1016/j.jhazmat.2024.137082), souligne l’importance de mieux comprendre la dégradation de ces microcapsules dans divers environnements de sol, afin d’évaluer précisément leur impact et de guider les pratiques agricoles vers une gestion plus durable des engrais.
Découvrir/adhérer au GFP
Nouveauté 2024
Commission Enseignement
Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».
L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.
Sociétés Savantes et partenaires
Adhérer au GFP / Grille tarifaire
23 rue du Loess, BP 84047
67034 STRASBOURG Cedex2
web : http://www.gfp.asso.fr, Secrétaire general : gfp@gfp.asso.fr,
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