Le réseau

  • Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
  • Des membres de la recherche académique et des industriels.
  • Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
  • Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
  • Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
  • Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).

L'organisation

  • Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
  • Des sections régionales couvrant tout le territoire français
  • Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.

La structure de veille et de réflexion prospective

  • Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
  • Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
  • Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.

A ne pas manquer !!!

 

Conférence internationale MATÉRIAUX 2026 – COLLOQUE 9 qui inclut le COLLOQUE NATIONAL DU GFP 2026

Nouvelle date limite de soumission – jeudi 21 mai 2026

Actualités

Brosses de PDMS pour limiter l’adhésion protéique sur surfaces médicales

Les chercheurs de l’Université de Toronto développent un revêtement de polydiméthylsiloxane constitué de longues chaînes greffées à la surface comme des brosses moléculaires mobiles. Contrairement au silicone réticulé massif, cette architecture crée une surface souple et « liquidlike » dont la mobilité limite l’ancrage de protéines adhésives. Les essais utilisent l’albumine sérique bovine comme protéine modèle : lors du séchage de gouttes salines chargées en protéines, le dépôt adhère fortement au verre non revêtu, tandis que la surface recouverte de brosses de PDMS favorise la contraction du résidu puis son détachement par contact léger, souffle d’air ou rinçage. Le mécanisme cible les étapes initiales de l’encrassement biologique, car l’adhésion protéique conditionne souvent la fixation ultérieure de bactéries. Cette chimie silicone apporte une piste d’alternative aux revêtements fluorés pour surfaces hospitalières, dispositifs médicaux ou composants exposés aux contacts répétés, avec des validations encore nécessaires sur protéines bactériennes, micro-organismes pathogènes et procédés industriels de dépôt.
https://phys.org/news/2026-05-polymer-bristles-repel-proteins-germs.html

Un polymère souple chargé en bactériophages capture Salmonella enterica dans un capteur microfluidique portable

Worcester Polytechnic présente un capteur microfluidique pour détecter Salmonella enterica dans de petits volumes liquides. Le dispositif repose sur un polymère souple, plat et texturé, fonctionnalisé par des bactériophages capables de reconnaître et piéger sélectivement la bactérie cible. Le polymère est intégré au fond d’un canal microfluidique de format portable, fermé par un ruban plastique biocompatible ; le passage d’un échantillon liquide concentre les bactéries sur la surface active, puis une imagerie de fluorescence permet de visualiser les zones de capture. L’intérêt du système réside dans l’association d’un support polymère flexible, d’une reconnaissance biologique par phages et d’une architecture microfluidique simple, sans incubation longue ni équipement lourd de laboratoire pour la phase de capture. La source rattache cette approche à la sécurité alimentaire, avec des perspectives de détection sur site, d’élargissement à plusieurs pathogènes et d’intégration future dans des emballages ou lecteurs portables. La technologie reste au stade expérimental, mais elle illustre l’apport des surfaces polymères biofonctionnalisées dans les capteurs rapides, où la performance dépend à la fois de la chimie d’ancrage, de la topographie du support, du transport microfluidique et de la spécificité de l’agent biologique immobilisé.

https://phys.org/news/2026-05-harmless-viruses-salmonella-flexible-polymer.html

Les producteurs européens de polymères suspendent leurs prix annuels sur fond de crise de marché

PlasticsToday rapporte la suspension des Best Polymer Producers Awards par Polymers for Europe Alliance, dans un contexte de tensions persistantes sur les approvisionnements, les coûts et la volatilité des marchés. Le signal concerne la relation entre transformateurs et fournisseurs de résines, avec une attention particulière portée à la disponibilité des matières, à la prévisibilité des conditions commerciales et à la capacité des producteurs à maintenir un service industriel régulier. Cette suspension ne constitue pas une donnée technique sur un matériau donné, mais elle traduit une fragilité de l’écosystème européen des polymères, marqué par la pression des coûts, les surcapacités, la concurrence d’importations et les arbitrages de portefeuille. Pour les transformateurs, la qualité d’un fournisseur ne se limite plus à la performance de la résine ; elle inclut la stabilité d’approvisionnement, la réactivité logistique, la transparence commerciale et la continuité du support technique.

https://www.plasticstoday.com/industry-trends/european-polymer-producers-awards-suspended-amid-market-crisis

Fibres optiques polymères : lecture électrique des interférences pour capteurs de déformation

Les chercheurs de Yokohama National University démontrent une méthode de mesure appliquée à des capteurs de déformation fondés sur une fibre optique polymère insérée entre deux fibres monomodes. La structure génère des interférences sensibles à la contrainte mécanique, mais l’analyse optique conventionnelle exige souvent un analyseur de spectre optique. La nouvelle approche convertit l’information d’interférence dans le domaine électrique après photodétection, afin de simplifier la lecture de la déformation et du déplacement. Le rôle du polymère tient à la flexibilité et à la sensibilité mécanique de la fibre multimode, utiles pour des capteurs souples, structures instrumentées ou dispositifs portables. La contribution concerne principalement la chaîne d’acquisition du signal plutôt que la chimie du matériau. Elle montre néanmoins que la valeur d’un capteur polymère dépend de l’architecture fibreuse, du couplage optique et du traitement du signal.

https://www.eurekalert.org/news-releases/1127421

Rapprochement du GFP et de ABPol

Le GFP est heureux d’annoncer la signature le 6 avril 2026 d’un Memorandum of Understanding avec son homologue brésilien, l’Associação Brasileira de Polímeros (ABPol). Cet accord marque une nouvelle étape dans le renforcement des collaborations internationales du GFP et vise à favoriser les échanges scientifiques, technologiques et éducatifs entre les communautés polyméristes française et brésilienne, dans un esprit de réciprocité et de bénéfice mutuel. Fondée en 1988, ABPol est la principale société savante dédiée aux polymères au Brésil. Elle rassemble chercheurs académiques, étudiants, industriels et institutions publiques autour du développement de la science et des technologies des polymères. Elle organise notamment le Congrès Brésilien des Polymères (CBPol), événement majeur de la communauté scientifique brésilienne, et édite la revue internationale Polímeros: Ciência e Tecnologia. À travers ce partenariat, le GFP et ABPol souhaitent encourager les échanges entre leurs membres, développer de nouvelles coopérations scientifiques et renforcer les liens entre les communautés polymères française et brésilienne.

Le premier jalon de déclaration REACH sur les microparticules de polymères synthétiques approche pour certains acteurs industriels

La note de CIRS attire l’attention sur l’échéance de déclaration liée à la restriction européenne des microparticules de polymères synthétiques dans le cadre de REACH. La note synthétise les catégories d’acteurs concernés, la définition opérationnelle des particules solides de polymère, les exclusions possibles et les informations à préparer pour la déclaration. Pour les fabricants de plastiques, utilisateurs industriels, secteurs pharmaceutiques, dispositifs de diagnostic ou additifs alimentaires, l’enjeu consiste à documenter les usages, l’identité générique du polymère, les fonctions techniques et les estimations d’émissions environnementales associées. La portée est très concrète pour les chaînes de valeur polymères : la conformité ne se limite plus à la composition du produit fini, mais s’étend aux pertes, poudres, granulés, paillettes, revêtements particulaires et émissions sur le cycle d’usage. Cette évolution renforce la nécessité d’une traçabilité matière plus fine et d’une capacité à quantifier les flux dispersifs, sans que la note de CIRS puisse se substituer à une lecture directe des obligations légales applicables.

Amination-dégradation du PEEK et du PSU pour transformer des plastiques haute performance en résines de surface émissives

L’article décrit une méthode d’amination-dégradation appliquée à des plastiques haute performance tels que le PEEK et le polysulfone, en utilisant des composés aza-aromatiques pour rompre des chaînes principales et former des molécules de type donneur-accepteur-donneur. L’originalité tient à la combinaison d’une déconstruction chimique contrôlée et d’une fonctionnalisation de surface, les auteurs cherchant non seulement à recycler ou dégrader la matière, mais aussi à la réaffecter vers des matériaux émissifs à valeur ajoutée. Les résines de PEEK ainsi modifiées en surface sont présentées comme conservant une forte stabilité thermique et pouvant agir comme photocatalyseurs rédox, ce qui déplace la logique de la fin de vie vers une stratégie de réemploi fonctionnel. La portée reste celle d’une démonstration scientifique sur des résines définies, sans généralisation à tous les polymères techniques ; elle est néanmoins importante parce qu’elle montre qu’un matériau réputé robuste et difficile à transformer chimiquement peut devenir une plateforme de fonctionnalisation, à condition de maîtriser la sélectivité de la coupure et la profondeur de modification.

Synthegy utilise les grands modèles de langage comme évaluateurs de stratégies de synthèse et de mécanismes réactionnels

Le relais présente Synthegy, un cadre développé par l’équipe de Philippe Schwaller à l’EPFL pour utiliser les grands modèles de langage non comme générateurs directs de structures chimiques, mais comme moteurs d’évaluation et de guidage de méthodes computationnelles classiques. L’approche se situe à l’interface de la synthèse organique, de la planification rétrosynthétique et de l’élucidation mécanistique : un chimiste formule en langage naturel une contrainte stratégique, par exemple former précocement un cycle ou éviter des groupes protecteurs inutiles, puis des outils de recherche produisent des routes candidates que le modèle traduit, compare, note et commente selon leur adéquation à cette intention. Le même principe est appliqué aux mécanismes réactionnels, où le système explore des mouvements élémentaires d’électrons et privilégie les enchaînements jugés chimiquement plausibles. La source secondaire rapporte que l’étude publiée dans Matter met en avant une concordance partielle avec des évaluations d’experts et une meilleure capacité à intégrer des critères stratégiques exprimés en texte ; il faut néanmoins éviter d’y voir une automatisation générale de la chimie de synthèse. Pour la veille polymères, l’intérêt est méthodologique plutôt que directement matériau : ce type d’interface pourrait aider à raisonner des voies de monomères, d’additifs, de catalyseurs ou de motifs fonctionnels, à condition que les prédictions restent confrontées aux contraintes expérimentales de réactivité, de pureté, de sécurité, de coût et de montée en échelle.

La reprise partielle de Polytechnyl confirme un signal de fragilité pour les polyamides techniques en Vallée de la Chimie

La reprise de Polytechnyl par le fonds Lone Star, validée par le tribunal des affaires économiques selon les éléments rapportés par Lyon Entreprises, constitue un signal industriel français important plutôt qu’une annonce technologique. L’entreprise, filiale française du groupe Domo implantée à Saint-Fons, est décrite comme spécialisée dans les matériaux d’ingénierie en polyamide et se trouve au cœur d’un bassin lyonnais historiquement structurant pour la chimie et les matériaux. La notice met en évidence une reprise très partielle, avec un impact social lourd et une perte de continuité industrielle qui touche une activité issue d’une longue histoire Rhône-Poulenc, Rhodia puis Solvay avant Domo. Les causes avancées par la Préfecture, telles que le coût de l’énergie, le recul de certains débouchés automobiles, la faiblesse du bâtiment et la pression d’importations sur un marché européen surcapacitaire, doivent être lues comme des facteurs de chaîne de valeur et non comme une explication technique unique. Pour la filière polymère française, l’intérêt de ce dossier tient à la combinaison d’un savoir-faire local en polyamides techniques, d’une restructuration sous contrainte et d’un risque de perte d’épaisseur industrielle dans les matériaux de spécialité.

Des sous-produits de carapace de crabe modulent la durée de vie marine de films de PHBV

Le relais Phys.org présente une étude de Gunma University et du Japan Agency for Marine-Earth Science and Technology sur la possibilité de réguler la dégradation en eau de mer de films de poly(3-hydroxybutyrate-co-3-hydroxyvalerate) par ajout de sous-produits de carapace de crabe. D’après les éléments accessibles, l’effet ne résulte pas seulement d’un écran physique entre le film et le milieu marin, car il persiste lorsque le PHBV et les carapaces ne sont pas en contact direct ; les auteurs l’attribuent plutôt à une modification de la plastisphère, c’est-à-dire de la communauté microbienne colonisant la surface du matériau. La chitine issue des carapaces fournirait un substrat plus accessible à certaines populations microbiennes, déplaçant la composition des communautés de surface et retardant l’expression précoce d’une enzyme extracellulaire impliquée dans la dépolymérisation du PHBV. La portée de ce résultat est originale, car il ne cherche pas à accélérer indistinctement la biodégradation, mais à ajuster la durée de fonctionnement d’un plastique biodégradable employé en milieu marin, par exemple dans des filets, lignes ou équipements devant conserver leur intégrité pendant une période d’usage. Il faut toutefois conserver le statut de source secondaire et éviter toute extrapolation à l’ensemble des plastiques biodégradables : la démonstration rapportée concerne le PHBV, un contexte d’eau de mer et une interaction spécifique entre déchets de crustacés, communautés microbiennes et surface du film.

https://phys.org/news/2026-04-crab-shell-products-marine-lifetime.html

Découvrir/adhérer au GFP

Nouveauté 2024

Commission Enseignement

Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».

L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.

Sociétés Savantes et partenaires

Institut Charles Sadron CNRS UPR22
23 rue du Loess, BP 84047
67034 STRASBOURG Cedex2
web : http://www.gfp.asso.fr, Secrétaire general : gfp@gfp.asso.fr,
Secrétariat : secretariat@gfp.asso.fr,
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